Marie-Ange Léophonte, directrice de la Ligue contre le Cancer 31, a félicité Cheer Up, l’association de TBS au profit des étudiants atteints de cancer, d’avoir couru avec ce bel élan solidaire lors des courses « Je me ligue contre le cancer du sein » dans le cadre d’Octobre Rose.
A toute vitesse, à souffle coupée pour couper les jambes au cancer du sein. Révolutionnaire pour un Octobre Rose pour la bonne cause, Marie-Ange Léophonte, directrice de la Ligue contre le cancer de la Haute-Garonne, se déploie sans flemme pour que les 500 « volontaires », tous à féliciter pour avoir participé, emboîtent la foulée de la première course pour sensibiliser les femmes, mais les hommes aussi, à l’importance fondamentale du dépistage organisé. Identifié plus tôt, le cancer est cerné, et 9 fois sur 10, il est vaincu. C’est avec ce paradigme médical comme énergie motrice que chaque participant, jeune ou moins jeune et très jeune, a couru à son rythme dans le même élan » Je me ligue contre le cancer du sein. » « Les 10 euros de chaque inscription sont reversés pour la recherche mais aussi pour accompagner les malades et les familles. Pour une première, c’est une jolie réussite. La course à pied, c’est très mobilisateur. Toute population, de toute couche sociale, est concernée par ce combat » souligne, avec un sourire invitant à la solidarité, Marie-Ange Léophonte.
« C’EST GENIAL QUE DES ASSOCIATIONS COMME CHEER UP EPOUSENT NOTRE CAUSE »
Et fédérateur. Dans ce relais de la fraternité, il y en avait pour tous les genres samedi au départ au Port de l’Embouchure à Toulouse, pour que chacun, à son niveau de performance, puisse donner sans retenue. « Nous avons organisé deux courses pour les adultes, un 8,5 km et un 3 km, et trois courses pour les enfants, un 2 km, un 1,5 km et un 1 km. Tout le monde y a trouvé son compte » se réjouissait la directrice, en applaudissant aussi la démarche solidaire de Cheer Up, l’association nationale, et son antenne toulousaine à Toulouse Business School.
« Le bonheur est souvent le seule chose qu’on puisse donner sans l’avoir. Et c’est en le donnant qu’on l’acquiert » disait Voltaire. Des propos que Robert, le parrain de Cheer Up Toulouse, aime à faire siens quand il accompagne ses amis étudiants pour de telles missions humanitaires. Et ce samedi, trois membres de cette école de « l’excellence estudiantine made in Toulouse » ont pris le témoin de ce relais bienfaiteur, Adam Moussaoui, le Président, Margaux Barbier et Jeremy Griponne. « C’est génial que des associations comme Cheer Up, mais aussi les Amazones, les Courbes du 31 et Cami, épousent notre cause » commentait Marie-Ange Léophonte, supportrice de l’esprit d’équipe dans le combat contre la maladie.
Force est d’avouer que Cheer Up n’en est pas à sa première échappée belle et solidaire. « Rendre visite à des jeunes âgés de 15 à 29 ans atteints d’un cancer et les aider à les réaliser leurs projets est à la base de Cheer Up. Lutter contre leur isolement à l’hôpital est un de nos leitmotivs. Impliquer la communauté étudiante dans le combat contre le cancer est aussi au coeur de nos actions. La preuve aujourd’hui », insistait Adam Moussaoui, porte-voix de le sensibilisation des jeunes à ce terrible fléau. Et de poursuivre dans le tempo pour sauter les haies de la fatalité: « Nos actions sont suivies par des partenaires et des sponsors très variés: Cela va de l’ADEPAT, à la banque Natixis, à la Mairie de Toulouse, en passant par l’Oncopole, le restaurant l’Entrecôte, les hôpitaux de Toulouse, le Quartier Général Niel et son administration, mais également des commerçants toulousains. »
L’envie de vie anime à pleins poumons Cheer Up. Le Palais Niel à Toulouse se plait à respirer avec cette association. Pour partir ensemble, soudés, au combat. Comme ils l’avaient fait de concert pour un concert poignant de Marine de Nicola, pour lequel Ugo Mola, le nouvel entraîneur général du Stade Toulousain, avait repris le ballon solidaire au rebond en étant parrain. La jeune chanteuse toulousaine, en première ligne dans le défi contre le cancer, modèle d’énergie et d’abnégation, starisée en Chine par les plus grandes télévisions, révélée en France par ses passages à TF1 et France Télévision, n’en avait qu’apprécié ce choeur de fraternité à son égard. Marine de Nicola, ambassadrice de la lutte contre cette maladie du siècle, mériterait bien d’être ambassadrice de la Ville de Toulouse, pour avoir toujours parlé de sa cité originelle avec des mots de gratitude, et pour, comme l’ont fait tous les sportifs de cette course samedi, s’être liguée contre le cancer.
Laurent Conreur
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