Mode & Déco

Nana, le repère des « brigandes » des supers coups de griffes qui font « beaubeau »

D'un coup de seconde main estampillée luxe ultra-chic, Nana vous rhabille. De supers coups de griffes qui font "beaubeau".

 

Cette Nana-là, les filles à la vanille, elle est terrible. D’un coup de seconde main estampillée luxe ultra-chic, elle vous rhabille. De supers coups de griffes qui font « beaubeau ». Comme une envie de sensualité. Comme des pupilles promises dilatées. Nana, alias Nathalie, affirme ses options, ses choix de civilisations vestimentaires. « Du deuxième main top état. Et que du haut de gamme et de la création, que ce soit pour les vêtements, les chaussures ou les accessoires. Du Celine, du Saint Laurent, du Balenciaga, du Gucci, du Valentino, du Dreyffus…Que du branché. Aujourd’hui, la seconde main est à la mode ». Le dressing est ouvert à celles qui veulent ouvrir leurs penderies bien pendues à la corde de l’élégance. Ouvert dans ce repère des « brigandes » des pièces montées glamour. Des pièces qu’on s’échange par l’entremise de la miss Nana dans le local beau bocal anciennement 21 grammes, et qui pèse aujourd’hui son poids d’élégance. Il faut avouer que l’élégance, Nana en possède son pesant sur le plateau de la balance de la mode. « J’ai travaillé avec Maurice chez Zaza, et j’ai été bien formée par la culture mode en découvrant Paul Smith, Helmut Lang, Martin Margiela, Jean-Paul Gaultier bien sûr. J’ai aussi oeuvré 6 ans à Département Féminin. Si je rajoute mes années chez Roche et Bobois, j’ai vraiment appris l’exigence d’une clientèle désirant le haut de gamme ». Aux antipodes de la fripe cheap et du vintage trop âgé et rangé des sensations actuelles, mais aux câlins avec les canons de la vogue luxe.

« JE DECULPABILISE UN PEU CELLES QUI CULPABILISENT D’AVOIR CRAQUE »
Mais comment Nana est-elle devenue porte enseignes de l’anti-rides des sapes super spot? « En entendant certaines me dire j’ai acheté ce vêtement, mais je ne sais pas finalement si je vais le porter, ou encore, j’ai choisi cette robe pour un mariage, mais je ne suis pas sûre de la reporter. En fait, parfois, je déculpabilise un peu celles qui culpabilisent d’avoir craqué pour une pièce assez chère mais qu’elles ne porteront jamais. Mais il y a aussi la stratégie du roulement, celles qui portent peu un produit, qui le protègent et décident de le revendre pour s’en acheter un autre. Et ainsi perpétuer ce cercle vertueux.
Au final, j’entretiens les ventes premières mains dans les boutiques de luxe. En fait, j’ai choisi la politique de Vestiaire Collectif, mais pas avec des ventes sur le net, mais en boutique ».

UN FLUX CONTINU CLASSES AFFAIRES
Nana est raccord, au pli sur la botte noire punk Saint Laurent, avec celles qu’elle habille, et celle qu’elle déshabille pour en vêtir d’autres. Raccord majeur dans ce lieu où ça échange la bourse et l’envie. « J’ai tous les jours des vendeuses et des acheteuses.
J’ai une clientèle de tout âge, mais toujours très pointue. Les filles me ramènent leurs mamans et vice versa. J’ai un flux d’arrivage régional, de Cahors, d’Albi, de Saverdun et bien sûr de Toulouse. Dans la boutique, c’est un mouvement perpétuel, et je peux vous assurer que certaines dames ont des trésors dans leurs placards. Par ailleurs, je découvre de plus en plus une clientèle de cadres supérieures qui mettront 800 à 1000 euros sur un sac en super état, mais qui ne mettront pas les 2000 du prix neuf ». Chez Nana, c’est un flux continu classes affaires. Mais vu l’espace, Nana doit filtrer dans le tamis du chic. « Ici, tout est de super qualité car, vu la place, je suis obligé de sélectionner. Tout est nickel. J’ai aussi du neuf avec des cadeaux que certaines n’utiliseront jamais ».
Avec ses pièces, du perfecto rock’and’fun Saint Laurent Hedi Slimane dernier jet avant départ de la maison, à un haut en cuir riveté à clous Louis Vuitton Kate Mossien, comment Nana fixe-t-elle la grille des prix au mini pour ce maxi chic? « Dans les trocs, en général, c’est du 50-50 avec des paiements en début ou enfin de mois. Pour ma part,
c’est du paiement immédiat. Pour les premiers produits en gamme prix, c’est 60% pour la vendeuse et 40% pour ma société. Dans le cas des grosses pièces, j’applique un forfait. Sur un sac à 1000 euros, je ne vais pas prendre 40%. En fait, j’ai pris la grille des prix de mon modèle, à savoir Vestiaire Collectif. Plus c’est cher, et moins je prends en pourcentage, car le but est aussi que celle qui vend rachète dans une boutique de créateurs ».
Comme quoi avec Nana, c’est très girly, très gentil,
très pretty. Comme quoi ses supers coups de griffes qui font beaubeau font vraiment du bien à celles pour qui le luxe, de seconde main, a tout les atouts pour être une première beauté.

Nana, 11 rue Paul Vidal, 31000 Toulouse. Tel: 06 60 06 73 13. Facebook nanatoulouse. Inst.boutique.nana.toulouse

Laurent Conreur


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