Aux mamans de la chance pour qu’outre les joies et les aléas d’une naissance, elles puissent connaître les transes de rester femme et mère à la fois, d’être chic et charme de concert, il existe votre amie public numéro 1: Karine de Kidimum, son blog, ses événements et toutes ses associations bienfaitrices. Pour que mesdames, vous sortiez de ce corps de rapport, de ce corps de fonction, pour que vous déchiriez cette enveloppe pour en extirper quelque chose d’autre. Karine la brune, mi « Belphegor » version Juliette Greco, mi « Comtesse aux pieds nu » by Ava Gardner, vous livre son vécu de « maman qui pense » rock’n'roll attitude et de « corps qui parle » à l’oreille de la beauté de Lady décalée. Fille de confections et de famille en héritage de la mode in, Karine de Kidimum n’a pourtant pas rejoint dans sa formation « dieux et déesses sur l’Olympe de la sape ». Prof de lettres et directrice d’école à Paris, elle étonnait sur le podium familial. Etonnait et détonait. « J’ai un parcours atypique avec toutefois une âme d’entrepreneur, de créatrice. Avec mon époux, nous sommes aussi dans la restauration ». Affame-enfant devenue grande en appétit de détonner.
« MA PERIODE ENCEINTE A TOUT DECLENCHE »
Et c’est justement ce temps détonant de la maternité en 2007 qui lui a permis de remettre les pendules à l’heure d’un idéal de femme enceinte. « C’est en effet quand je suis tombée enceinte, et en étant à la maison, que je me suis aperçue qu’il n’existait aucun blog, aucun forum complet sur les mamans pour qu’en cette période enceinte et après la naissance d’un enfant, une maman conserve sa beauté, se sente bien dans ce nouveau corps de femme. La femme enceinte est idéalisée dans nos sociétés, mais personne ne songe à ses ennuis de femme. C’est pourquoi, j’ai voulu trouver un vrai ancrage à la maternité. C’est comme cela qu’en janvier 2012, j’ai monté ce site en l’orientant webzine, en revendiquant le parti pris de la maman rock’n'roll, refusant tout ce qui est établi ». Comme pour désacraliser le sacré de la maman seulement génitrice.
Karine de Kidimum, sans pudeur feinte, allure à toute brûlure, assume son insolence élégante sans tomber dans l’inélégance de l’arrogance. « Sur le site, je parle du réel avec ma retenue, mais jamais d’illusion. Je suis entre le soft et le trash mignon. Alors qu’est ce que je fais? Je vends des vêtements sur des ventes privées, je provoque le troc de qualité. Pour moi le qualitatif est primordial, je prône le made by France. Je défends les valeurs de l’artisanat et le commerce indépendant ». Une Samaritaine de la maman, qu’elle décline pour leurs progénitures. « Pour les enfants, le troc fonctionne de plus en plus. Car les vêtements des enfants sont de courte durée d’utilisation. Je travaille aussi avec des stylistes pour customiser des produits et leur donner ainsi une seconde vie, en créant ainsi des pièces uniques. Je travaille notamment avec Rena Cimiento Créations qui customise des vestes avec des canevas. On personnalise aussi les tee-shirt Kidimum pour les enfants. Ensuite, il y a aussi tous les événements créés autour de Kidimum: les vide-dressing, les salons vintage, les trocs ».
MAINTENANT UN BEAUBEAU STORE
Top modèle d’idées fashion complice, karine de Kidimum pousse ses vertus aux décorums de ces mamans et de leur descendance: « Je suis dans la création du Beaubeau Store. A savoir une boutique en ligne avec du mobilier et des objets déco relookés.Je travaille avec une illustratrice, Nelly Gurb« . Pour que ces mamans ne frétillent pas seulement du nez pour dénicher la pièce et ainsi sagement tortiller des fesses, mais pour qu’elles étonnent leurs hommes avec un home en nouvelle vogue.
Avec la panoplie de ses activités et le vestiaire de ses collaborations, pourquoi Karine de Kidimum ne monte pas une Scop de cop’s de créas? « C’est vrai qu’il y a beaucoup de créatrices sur Toulouse, mais il manque un vrai aimant les regroupant. Pourquoi pas moi pour les fédérer? Je ne sais pas. Je fais partie avec Alexia LesReizoteuses de la tribu des Reizoteuses, et c’est vrai qu’il y a un énorme potentiel. Il manque peut-être un relais politique ».
Dandy girl, pretty maman, Karine de Kidimum est toujours prête à être. Sans maquillage, face to face.
Au fait de Kidimum, d’où vient ce nom mini qui fait le maxi pour maman et ses mômes? « Ce n’est bien sûr pas mon nom. C’est du franglais qui sonne latin, cela me rappelle mon passé de professeur. Ce nom sonne marque et se retient. Mais sachez que je ne ferai jamais de ligne vestimentaire en séries, mais plutôt des pièces uniques ». Unique, comme elle.
https://www.facebook.com/kidimum/
Laurent Conreur
META AREA /META AREA
