Mode & Déco

A Toulouse, les puces se repiqueront-elles de chic?

Comme Saint-Ouen qui fait tout pour devenir une caverne d’Ali Baba du design et de l’objet rare, Toulouse a tous les atouts, comme Saint Sernin, pour se repiquer de chic. Mais quand?

Chiner, dénicher, fouiller, farfouiller. Cela a toujours été un délice charmant, une villégiature délicate. Et si Toulouse, et son marché Saint Sernin, symbole de l’âme de la cité, ou un autre lieu de chine émblématique, se repiquaient vraiment de chic, de chic du design, au choc de la pièce rare. Devenir ainsi un temple du mobilier et l’objet déco huppés. Comme c’est aujourd’hui le cas revival des puces de Saint-Ouen en Seine-Saint-Denis, là où les provinciaux, nous allions trouver la paire de creepers ou de Jackson made in London et portées par les dandys rock parisien d’alors, et qui nous permettaient de frimer 14 ans les Gauloises dans la cour du collège ou du lycée.
Car le design en vogue se dissimulerait aujourd’hui dans les allées des puces. Entre un fauteuil en treillis métal de Kuramata, un 501 des fifteen toile de 22, le porte-manteau To’Taime, ou un lampadaire de la maison Baguès. On retrouve dans ce Paris boboïsé, médiront certains, le temple du design chic et charme, le louvre du kitschisssime. Alors pourquoi ne pas voir renaître à Toulouse, un Portobello de Londres des années 80, Portobello n’étant plus qu’une esquisse de l’exquis marché qu’il était. Toulouse avec son patrimoine unique possède le circuit pour cette chasse au trésor. Oui, il y a Saint Sernin, oui, il y a les allées François-Verdier. Mais pourquoi ne pas sublimer cette itinéraire d’objets qui ont encore plus d’âme. Certes Paris n’est pas Toulouse, mais Toulouse a tous les atouts pour proposer des sites de chine propret, charmant et désuet. Comme il le faut. Sa caverne d’Ali Baba occitan.
Aux antiquaires, aux décorateurs d’ouvrir la porte,- il n’y en a pas aux puces-, et nombreux curieux viendront alors à Toulouse dans leur stand-appartement décrocher le must de l’objet design ou la sculpture qui tue.

Laurent Conreur


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