Michalak et Poitrenaud, potes éternels, ont vite sublimé leurs images au-delà du rugby en posant sous d’autres angles que celui du simple rugby.
Denis Charvet, le prince charmeur du Stade Toulousain de la résurrection, a été un des premiers à s’intercaler du rugby au cinéma.
Jean-Marie Bisaro, qui se souvient de ce beau gosse au look latin lover, champion avec le Stade en 1997? Lui, il a oublié aujourd’hui le rugby pour se consacrer à une autre vie.
Alexis Pallisson, arrière ou ailier néo-stadiste depuis cette année, a été élu joueur le plus sexy du groupe France lors du mondial 2011.
Yoann Huget, le charme discret de l’ovalie.
Allez, oublions un temps les glorieuses incertitudes du sport et les turpitudes du terrain. Aujourd’hui, le Stade Toulousain, la vitrine la plus lumineuse et la boutique la plus fournie du rugby français et européen même, ne dégage pas la même omnipotence. Huitièmes du Top 14 du second grupetto à six points du dernier du bal des meneurs, le Racing Métro, les Toulousains ont eu un peu perdu, pour un temps, nombreux l’espèrent, de leur superbe dans le palais d’ovalie. Le défilé est moins clinquant. Les cinq défaites consécutives détonnent dans la garde-robe »optimum » rouge et noire, heureusement rhabillée par les deux victoires « taille à demi-patron » contre le Stade Français et Toulon. Alors, occultons et prenons une pause pour, dans ce monde du spectacle et de l’image dans lequel le rugby se love dans la ouate du look, désigner, avec la plus charmante des subjectivités, qui est la plus belle gueule des joueurs qui ont fait l’histoire du club « master class » du rugby français.
AU MUSEE DES BELLES GUEULES DEPUIS L’ODYSSEE DE 1984-1985 AVEC DENIS CHARVET
Alors bien sûr, certains tordront peut-être le naseau, car oui, on ne parlera pas et ne mettra pas sous les sunlights les Pierre Jauréguy ou Philippe Struxiano qui ont révélé « la Vierge rouge » en 1912 lors du premier titre acquis aux forceps contre le Racing Club de France, 8 à 6. On ne fera pas monter non plus sur la scène la génération des Yves Bergougnan, des Henri Fourès, des Jean-Louis Bérot, ou des Jean-Pierre Rives. On ouvrira le porte du musée des « belles gueules » alors depuis l’odyssée fantastique de 1984-1985 de la bande à Gabernet et la finale « magique renaissance » contre Toulon, 36 à 22 après prolongations. Alors allons y et plaçons en premier de cordée dans le gala des joueurs galants, Denis Charvet, le prince Yves Saint Laurent de l’attaque, le cadurcien d’origine et premier à sa faire pâmer les filles à la vanille et laisser certains gars chocolat, le premier aussi à s’intercaler du monde du rugby à celui du cinéma. A partir de là, tout va s’accélérer dans le show-rugby avec le buzz dans le bizz que vont générer, dans un premier temps le Racing Club de France et ses dandys rugbymen, Franck Mesnel et Eric Blanc, qui feront entrer la mode avec Eden Park dans le vestiaire du rugby, puis avec Max Guazini, le président énergie, qui transformera les rugbymen en métro-sexuels, façon David Beckham, beau gars, belle gueule, pause clic-clac pour un flash transe en alternance sur le désormais attendu calendrier des « Dieux du Stade ».
Et c’est à partir de là que l’habit du rugbyman fera le moine du charme. Les marques se bousculent depuis au portillon du stade pour faire signer la tronche à la moue coquine looké streatwear, ou le gendre idéal à l’élégance costard trois pièces sans faux pli. Et c’est là que défilent les « mannequins » rugbymen toulousains qui s’offrent une pige de luxe. On citera alors Jean-Marie Bisaro, le brun ténébreux champion avec le Stade en 1997, qui a depuis, mis le rugby entre grandes parenthèses. Et puis, allons y pour désigner toutes les têtes de gondoles, gueules d’ange, pectoraux en béton charmeur, sourire méga-light, les Xavier Garbajosa, Clément Poitrenaud, Frédéric Michalak, Byron Kelleher, Sylvain Nicolas, Yoann Huget, Maxime Médard, Vincent Clerc ou Alexis Pallison, qui brillent ou ont brillé autant sur le pelouse d’Ernest-Wallon que sur les pelouses des shootings photos. A vous d’élire votre dur de chœur au cœur tendre ou de proposer la beauté cachée de votre choix en écrivant sur [email protected]
Laurent Conreur
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