Une palette de cochon de 500 grammes, un melsat jauni à point, une douce volaille fermière rôtie, une gourmande tranche de Salers…dimanche à Victor-Hugo, on vide les cabas. Ou, alors, on vide les frigos macarel? Non, non au marché, et dans les artères alentours, on vide les greniers. Le distingué marché Victor Hugo de Toulouse distingue une fois de plus. Après ses nocturnes, où la foule sentimentale a afflué en nombre pour cette cuisine Sud-ouest caraccolante, pour ces formules d’appel du ventre, pour ces plats signatures, le marché Victor Hugo joue les prolongations festives pour dénicher la bonne affaire entre deux lampées modérées de boisson compassion. « Entre chaque lampée, leur jolie tête se redressait avec vivacité, humant de ses narines mobiles l’air au vent ». Car, oui, il existera une ambiance Jules Verne, une gourmandise exploration et découverte d’un filon , de 6 heures à 18 heures ce dimanche. Surtout qu’après les phases où le chaland va fouiner, fouiller, farfouiller, ce dernier pourra, fourbu, habiller son gosier d’un brunch…bien vêtu par l’ensemble des commerçants du marché. Durant toute cette journée, sans coupure entre bonne bouffe et bonnes affaires, on ne coupera pas à l’énergie directe, saine et enjouée que diffusent les parfums gastronomiques de Victor Hugo.
Seuls les habitants du quartier Victor Hugo figurent au menu des réjouissances invitant des réjouis, grâce à leur emplacement réservé à la loge Info du marché.
Laurent Conreur
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