
Il a raccroché les crampons avec le Stade qui ne lui a pas propose dé contrat. Mais après avoir refusé La Rochelle et Lyon, et ne pas traversé l’Atlantique vers les USA, Clément Poitrenaud pourrait remordre au rugby avec les Sharks sud-africains.
Une fin coupe-faim de rugby. Le Stade Toulousain n’a pas trouvé, au printemps dernier, d’accord majeur pour conserver dans son orchestre « rouge et noir » son enfant de coeur toulousain, Clément Poitrenaud. La Rochelle, et les anciens sociétaires de la maison d’Ernest Wallon, Xavier Garbajosa et Patrice Collazo, l’ont invité à bord du navire maritime qui brise aujourd’hui sur sa coque de fer les vagues de l’adversité. Mais l’arrière aimant aller de l’avant a refusé cet appel du large. Lyon, qui a su rallier à son panache naissant son pote Frédéric Michalak, a tenté une opération revival en rassemblant les duettistes stadistes sous cette autre lumière rouge et noire. Mais Clément Poitrenaud n’ a pas apprivoisé le LOU.
Toujours en appétit d’ovalie, Clément Poitrenaud avouait, alors, vouloir prendre la route de l’American way of rugby. « Faire une pige aux Etats-Unis, je m’en sens capable » confirmait le rugbyman-photographe, joueur fan des décalages amoureux des prises de vue qui décalent des banalités. Pour Clément, un état finalement désuni.
COMME FREDERIC MICHALAK
Poitrenaud a-t-il alors réécouté Téléphone, « J’ai rêvé d’un autre monde », en espérant qu’il sonne? Et il a sonné. Depuis l’Afrique du Sud. Le ballon de Clément Poitrenaud rebondit en terre reconnue, au sein du gotha des Golgoth du rugby. Et plus précisément la province des Sharks, les requins pour remordre au rugby. On ne sait si c’est avec les dents de l’amer, à cause des dirigeants du Stade qui l’ont un peu snobé. La semaine prochaine, le brun modeste et généreux, « The good boy » comme pourront le surnommer les Sud-Af, s’envole pour Durban pour passer la batterie de tests pour savoir s’il a toujours du jus à revendre. Et ainsi se brancher avec les Sharks, où il sera en connexion avec un ancien coéquipier à Toulouse, le talonneur Chiliboy Ralepelle, pour électriser la prochaine Currie Cup. Comme l’avait fait en 2008 et 2011-2012…un certain Frédéric Michalak, son meilleur ami…qui serait alors son meilleur conseiller. Les liens du sang rouge…et noir.
Laurent Conreur
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