De la musique cérébrale pour célébrer les instants. Les cerveaux du label parisien DGA FAU Records ont d’ailleurs fait entrer dans leurs crânes l’hypnotique pop de Mathieu Bianchini, et lui ont permis en mars de sortir son premier EP, « It’s my mind »
Tête chercheuse portée à l’embardée « arty ». Cérébral posé pour bijoux cailloux taillés patron pour madame et monsieur, dandy détonant étonnant sans trop Sandro, Mathieu Bianchini a plusieurs boutons pour allumer l’écran sur sa série « t’es vie ». Il a surtout le son qui donne du sens. Musique au choeur du coeur qui bat dans un corps nourri dune multi-boîtes à rythme. Avec comme premier cri qui vient de son intérieur ado laissant la variété s’avarier, un poussif punk rock hardcore voodoo voyou, soit un délirant croisement des Sex Pistols jammant avec ZZ Top. « Je suis guitariste à la base. A 16 ans, je jouais dans un groupe punk hardcore à Montauban, Crook Agency (L’agence d’escroc), inspiré du punk underground californien, genre Pennywise ou Nofx ». Mathieu Bianchini affole malgré tout le thermomètre de ses influences pour trouver aujourd’hui la température de ses créations musicales avec Stargaser: la musique électronique en kit mécano musical, l’ovni please l’ovni posé sur des tranches de vie. « En effet, j’écoute du rock, du blues, du jazz et de la soul. Très peu de musique électronique in fine. Et pourtant, je mets une sonorité électronique à ma musique ». Professeur Tournesol avec barbe d’hipster, le Montalbanais aime user des tubes à essai pour trouver la formule qui catalyse la créativité. Pour figer le morceau d’une obscure clarté et à haut potentiel addictif. Pour que son son en boucle boucle les oreilles. « Je fais plus des musiques de jour que des musiques dance pour les nuits. Ma musique diurne sont des tranches de vie. J’ai le désir que mes morceaux accompagnent une promenade, soient dans la tête de la personne qui se rend à son travail, de celui qui est dans sa salle de sports. Je suis plus dans la musique pour la tête et le message, que la musique pour les jambes et la bougeotte ».
« MON KIFF ABSOLU: FAIRE DE LA MUSIQUE DE FILMS »
De la musique cérébrale pour célébrer les instants. Les cerveaux du label parisien DGA FAU Records ont d’ailleurs fait entrer dans leurs crânes l’hypnotique pop de Mathieu Bianchini, et lui ont permis en mars de sortir son premier EP, « It’s my mind ». « C’est mon esprit », titre éponyme non pas du groupe Stargaser, mais de l’âme qui nourrit sa créativité. Un saint esprit qui sait trouver l’autre père et l’autre fils adapter sa religion musicale: « Je fais tout, musique et parole. Ensuite, je cherche des collaborations avec des chanteurs et d’autres musiciens. Justement, j’ai collaboré avec Vincent Dinis, le guitariste de Kid Wise, le groupe punk-rock toulousain. J’oeuvre aussi avec la chanteuse de We Are Enfants Terribles. Pour mon prochain EP, sur lequel je travaille, je veux amener plus de maturité que m’apportent d’ailleurs les expériences et le temps. Mon but est de continuer les collaborations ».
Tête chercheuse, Mathieu Bianchini a trouvé sa voix avec Stargaser. Chercheur d’autres voies, il demeure pour se lester d’autres artistes, pour laisser sa musique se faire posséder par d’autres supports que le seul être humain. « Mon kiff absolu serait de faire de la musique de films, ou de faire le morceau d’une pub qui marque ». La musique qui entête en tête, sans prendre la tête. Mais toujours un sacré toupet de sons.
Laurent Conreur
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