C’est en rentrant dans le compartiment réservé par Olivier Sadran, son ami Président du TFC, qui a signé le contrat de restauration avec la SNCF, que Michel Sarran relève, depuis le 1er septembre, le défi de cuisiner en première classe dans les TGV.
Voyager en première classe, c’est un luxe que tous ne peuvent s’offrir. Manger en première classe, c’est un privilège que les voyageurs en TGV peuvent dorénavant partager depuis le 1er septembre. En effet, la SNCF a décidé de transformer ses wagons-bars en chaumières étoilées en signant avec le chef toulousain Michel Sarran. Des resto-express délicieusement confits dans des songes devenus réalités. Mais comment un des cadors français de la cuisine « haute couture » a pris le pli de la restauration chemin de fer pour actionner l’aiguillage vers la qualité, alors que dans les wagons, seul un micro-onde accompagne les vendeurs de milliers de repas jour? C’est en réservant le compartiment réservé par Olivier Sadran, Président du TFC, et ami de l’artiste du savoir mitonner, qui a signé un contrat avec la SNCF pour dribbler le sans saveur de la restauration précédente. « Il souhaitait mettre un chef à l’affiche pour faire quelque chose de concret, ne pas se baser sur un concept mais utiliser une vraie personne. Olivier Sadran m’a livré un énorme défi, et j’ai toujours du mal à dire non au défi », confiait, cuit au joli challenge, Michel Sarran, qui avoue n’avoir jamais joué de la fourchette et du couteau dans un train.
UNE RASADE DE TRADITION, UN ZESTE D’EVASION
Pour celui qui maugréé le réchauffé, sublime le frais, le savoureux et le raffiné sans le moindre complément de synthèse, il fallait alors mettre d’autres spatules dans les mains, car tout est préparé en amont, avant que le chef de gare ne siffle le départ du TGV. Michel Sarran a dévoilé une partie du secret de sa recette, avec comme ingrédient de base, la volonté de casser la routine. Alors, avec Michel Sarran, dans les TGV, c’est vive l’allègre, le traditionnel chantant, la surprise évocatrice. A savoir de la nouveauté avec une bonne rasade de tradition, et un zeste d’évasion pour inspirer le voyage. Au final sur la carte express, trois recettes froides, dont un exotique wrap de crabe au wasabi et gingembre, et une salade de quinoa avec tofu et légumes, et deux chaudes, un affriolant risotto poulet, légumes du soleil et coriandre, et un généreux plat de macaronis nappé de carbonara jambon et lard. Mais aussi le bon vieux jambon-beurre revisité aux fritons de canard et au fromage des Pyrénées.
Avec le Top Chef Michel Sarran, aujourd’hui, le TGV est une adresse préservée pour une halte gourmande à grande vitesse.
Laurent Conreur
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