Gastronomie & Art de vivre

Fruits et légumes: l’injuste prix bat des records

Cet été, la valse des étiquettes des fruits et légumes a tout simplement battu tous les records…d’impopularité. De bien mauvais goût, avec des prix, par rapport à 2015, qui ont connu une flambée de 18% pour les fruits et de 10% pour les légumes.

Dame Nature mérite tous les égards. Il en va de notre vie et de l’avenir de la planète. Les politiques nous le montrent du doigt sans cesse en nous répétant que la préoccupation environnementale demeure une priorité des priorités, nous assènent la Cop 21, nous ressassent de manger bon en mangeant bio. Ok, ok, ok. Dame Nature est un luxe que l’on doit sublimer, certes, mais de là à se faire assassiner le portefeuille pour s’offrir ce que Dame Nature nous produit, il y a une démesure difficile à digérer. Cet été, la valse des étiquettes des fruits et légumes a tout simplement battu tous les records…d’impopularité. Et ce quelque soit le circuit de distribution ou le mode de production. De bien mauvais goût, avec des prix, par rapport à 2015, qui ont connu une flambée de 18% pour les fruits et de 10% pour les légumes!!! Le baromètre annuel de Familles Rurales a officiellement planté ce triste décor. Alors oui, certains rétorqueront que la météo n’a pas fait trop de cadeaux, mais de là à trouver sur les étals des étiquettes démesurées, ce n’est pas un joli cadeau que font les primeurs et les commerçants aux consommateurs.
En données chiffrées, le prix moyen d’un kilogramme de fruits a augmenté de 0,53 euro, atteignant 4,10 euros. Pour les légumes, la hausse est de 20 centimes, à 2,30 euros selon le rapport qui se concentre sur l’aubergine, la carotte, la courgette, le haricot vert, le poivron vert, la pomme de terre, la tomate, et la laitue. Les précédents records avaient été atteints en 2013, avec des étiquettes moyennes des fruits à 3,78 euros le kilo, et celle des légumes à 2,21 euros.

LA PATATE EN TETE DE GONDOLE DE LA FLAMBEE
Au rayon des vertiges, en tête de gondole on trouve la pomme de terre (+ 36,9 %, à 1,78 euro/kg), la fraise (+ 36,6 %, à 7,72 euros/kg) et les melons (+ 17,7 %, à 2,46 euros/kg).
Concernant le bio, le coup de matraque est encore plus douloureux, avec une augmentation, moyenne de 21% pour les fruits, et de 12% pour les légumes. Les fruits bio étant désormais 70% plus cher que les fruits conventionnels et les légumes bio 78% plus cher. C’est bon, c’est bio, mais ça fait mal aux finances.
Si l’on segmente par secteur, les tarifs des 8 fruits et 8 légumes du panel de Familles de France progressent de 14,21 % dans le hard-discount, de 14 % dans les hypers et supermarchés et de 19 % sur les marchés.
Certes, on nous rétorquera qu’en France, la « douloureuse » est moindre que dans d’autres pays. Mais, Dame Nature ne nous avait pas promis un tel coup de massue cet été sur le porte-monnaie, car, si l’on a le malheur de convertir en franc, il y a de quoi prendre peur, car les salaires n’ont pas suivi la même ascension vertigineuse. En franc, un kilo de patates s’élèverait à 11 francs et 67 centimes et un kilo de fraises à 50 francs et 63 centimes !!!

Cette étude s’appuie sur des relevés de prix effectués par 50 bénévoles dans 32 départements, pendant les semaines du 6 au 12 juin et du 4 au 10 juillet.

Laurent Conreur


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