
Reliant Colomiers à Labège, avec une étape phare dans un Matabiau XXIe siècle avec l’arrivée de la LGV, cette ligne Toulouse Aerospace coûterait entre 1,7 et 2,2 milliards d’euros et devrait connaître son premier trajet en 2024.
La grande mue. La transport-volution. Toulouse, sous le pilotage de Jean-Luc Moudenc, maire et Président de Toulouse Métropole, va tisser une impressionnante toile d’araignée de circulation pour libérer la 4e Ville de France et la 3e agglomération hexagonale de l’esclavage des bouchons, pour favoriser le développement durable et pour satisfaire en moyens propres de transport une population à la démographie galopante (NDLR: plus de 13.000 habitants supplémentaires tous les ans dans l’agglomération). Avec un programme d’envergure qui fait rentrer Toulouse dans la cour des grands…travaux: 3e ligne de métro, bus Linéo et téléphérique.
« LE PLAN DE DEVELOPPEMENT LE PLUS AMBITIEUX DE FRANCE APRES PARIS »
« Nous présentons le plan de développement des transports le plus ambitieux de France après Paris », soulignait Jean-Luc Moudenc, conscient de l’impact sur la métamorphose de la Métropole, lors du dévoilement du budget, hier, en compagnie de Jean-Michel Lattes, 1er adjoint et Président de SMTC-Tisséo. Un plan colossal Projet Mobilités 2030 pour un budget de près de 4 milliards. « Un consensus politique s’est créé autour de la 3e ligne de métro à Toulouse et sur l’architecture du futur plan de déplacement urbain », se réjouissait le premier édile de la Ville rose, en félicitant dans la foulée la « volonté de dialogue de Carole Delga, la Présidente de Région Occitanie, et de Georges Méric, le Président du Conseil Départemental ».
Dans ce puzzle de transports, la 3e ligne du métro, inscrit dans la feuille de route représente la pièce majeure. Reliant Colomiers à Labège, avec une étape phare dans un Matabiau XXIe siècle avec l’arrivée de la LGV, cette ligne Toulouse Aerospace Express coûterait entre 1,7 et 2,2 milliards d’euros et devrait connaître son premier trajet en 2024.
Avec la mise en services de10 lignes bus Linéo supplémentaires en 5 ans, le téléphérique urbain sud Oncopole-Rangueil, le doublement de la ligne A du métro, et l’amélioration de l’accessibilité, cette architecture transports portée par la colonne vertébrale 3e ligne prendra forme grâce surtout au portefeuille de SMTC-Tisséo, qui sur les 3,821 milliards, dégagera une enveloppe de 2,848 milliards, via un emprunt sur 25 ans à un taux de 3,5%. Sacha Briand, Monsieur finances de la Métropole toulousaine, pointe la bonne santé permettant cette opération majeure: « La situation du SMTC est saine, il y a déjà plusieurs banques qui ont manifesté leur intérêt pour prêter de l’argent. Le financement comprend les 150 millions de la Région, les 201 millions du Conseil départemental, les programmes État et UE « pré-acquis » à 150 millions, les 230 millions du Sicoval et les 76 millions du Syndicat intercommunal des transports publics de région toulousaine et de la Communauté d’Agglomération du Murétain. On peut considérer qu’à quatre ans du début des travaux, le financement est bouclé ». Pour certifier les remboursements des échéances, les collectivités membres de Tisséo vont devoir augmenter leurs contributions annuelles, sans hausse d’impôts et en maintenant tous les investissements. « Aujourd’hui Toulouse Métropole verse 100 millions d’euros par an à Tisséo et représente ainsi 98% des contributions du SMTC. Je propose que cela évolue pour atteindre une fourchette comprise entre 165 et 180 M€. C’est un effort historique et inédit, mais c’est l’effort de la métropole qui permettra le financement de la 3e ligne », insistait Jean-Luc Moudenc, persuadé, qu’avec le consensus liant toutes les parties, la révsion du PDU, passant de 2 milliards à presque 4 milliards, ne souffrira d’aucune contestation.
LE PROLONGEMENT DE LABEGE ET LA JONCTION AEROPORT DANS LE BON WAGON
Au sujet des lignes annexes et complémentaires à la 3e ligne du métro, le wagon fédérant le succès est en marche. Sur une éventuelle connexion Ramonville-Labège (PLB), que Jean-Luc Moudenc a validé, elle reviendrait à 180 M€ supplémentaires que le Sicoval et ses partenaires prendraient en charge. Une branche de métro rejoignant l’aéroport de Toulouse-Blagnac figure aussi dans les bons papiers avec un montage financier particulier de 110 millions d’euros. Jean-Luc Moudenc aimerait solliciter les actionnaires de l’aéroport.
Comme quoi, avec cette transport-volution, Toulouse rentre vraiment dans la cour des grands …travaux.
Laurent Conreur
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