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Imanol Harinordoquy: l’émotion de retraite

Rugbxit. Imanol Harinordoquy  quitte la zone héros du rugby. L'émoi et lui, il est passé à confesse aujourd'hui sur son compte facebook. Emouvant.

Rugbxit. Imanol Harinordoquy quitte la zone héros du rugby. L’émoi et lui, il est passé à confesse aujourd’hui sur son compte facebook. Emouvant.

Rugbxit. Imanol Harinordoquy quitte la zone héros du rugby. Le Basque bondissant ne rebondira plus sur la planète ovale. « Aujourd’hui, je mets les crampons au placard », livre-t-il, l’émoi et lui, sur son compte facebook aujourd’hui, même si sa décision est prise depuis le 20 mai, et soudée dans le fer de ses crampons le 11 juin au soir de sa sortie après la défaite du Stade Toulousain contre le Racing 92 en barrages. La petite mort du sportif de haut niveau. L’émotion de retraite. Et pourtant, il aurait pu s’offrir un dernier tour du terrain de sa carrière professionnelle après Pau en 2000, puis Biarritz en 2004, puis Toulouse en 2014, mais il a préféré poser son genou, « J’avais des offres d’autres clubs pour effectuer une saison de plus, mais cette année, je n’ai pas joué les matchs dans leur intégralité [5 sur 23, toutes compétitions confondues] et je sens que cela devient trop difficile de récupérer. Mon genou ne me le permet plus. Donc, c’est le bon moment pour arrêter ».

« JE NE PORTERAI PLUS MON BANDEAU QUI M’A ACCOMPAGNE DEPUIS 20 ANS »
Imanol Harinordoquy, nostalgique vibration, confessait ce matin, évoquant ses signes extérieurs de reconnaissance, « Je ne porterai plus mon bandeau qui m’a accompagné pendant plus de 20 ans sur tous les terrains du monde ». De France et du monde, car le 82 fois capé en bleu, c’est deux titres de Champion de France en 2005 et 2006 et finaliste de la Coupe d’Europe en 2006 et 2010 avec Biarritz, trois Coupes du monde : la première en 2003 alors qu’il avait 23 ans, la dernière en 2011, achevée par une défaite d’une courte tête en finale face aux All Blacks (7-8). Le coeur gros comme ses avant-bras, il lâchait encore aujourd’hui, sentimentalement lui, avec une humilité sans faille, et un fort esprit d’équipier: « Ces batailles, ces combats, ces regards, ces odeurs, cette tension avant de rentrer sur le terrain, cette ferveur, resteront à jamais gravés dans mon coeur…Garazi, Pau, Biarritz, Toulouse, le XV de France. J’ai eu une chance extraordinaire, pas celle d’avoir été pro, mais celle d’avoir joué au rugby et d’y avoir trouvé une seconde famille. Je voudrais remercier toutes les personnes qui ont fait un bout de chemin avec moi…Supporteurs, bénévoles, dirigeants, entraîneurs, kinés, médecins, partenaires et surtout les joueurs qui m’ont apporté pendant toutes ces années, et à qui je dois beaucoup ».
Les larmes comme armes, les mots doux pour un dur, Imanol Harinordoquy concluait sa tribune libre de choix: « Ma famille, mes amis m’ont donné l’envie, la motivation, l’amour et la force dont je me suis nourri pour ne jamais renoncer. Une pensée émue pour ceux qui nous ont quittés sur la route et qui nous manquent, Vincent L., Papy Jeannot, André L., Serge K. » Le Basque a vraiment rejoint ce matin l’émotion de retraite. Une nouvelle vie commence pour lui, et dès cet été avec les stages Imanol, et les parties de plaisir gustatif aux Contrebandiers à Biarritz.

Laurent Conreur


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