
En devenant biennal, le Printemps de Septembre, sous son « appellation historique » va « affecter la Ville » du 23 septembre au 23 octobre, sous la paradigme « Dans la pluralité des mondes ».
« J’ai rêvé d’un autre monde, où la terre serait ronde, où la lune serait blonde », chante, mélancolie collée Jean-Louis Aubert…où la vie serait féconde. Fécond comme sera le Printemps de Septembre du 23 septembre au 23 octobre, baptisé « Dans la pluralité des mondes ». Un Printemps de l’art contemporain majeur dorénavant biennal qui retrouve sa date originelle. « Sous appellation historique » comme le souligne Christian Bernard, le directeur appelé à le refonder en s’adossant aux principes socles de sa création: un rendez-vous unique qui recouvre sa portée festivalière, innovante, ludique, décalée en instaurant un dialogue avec les acteurs et le territoire toulousain, arbitré par un monde en mouvement. « L’idée d’un Printemps biennal a été propose par Francis Grass et Pierre Esplugas, adjoints au maire Jean-Luc Moudenc. Vu le contexte économique, la dotation de la Mairie de Toulouse ne pouvait augmenter en restant annuel. En conservant la dotation et en passant tous les deux ans, on a deux ans de budget pour réaliser une seule édition, mais aussi plus de temps pour peaufiner un Printemps qui s’inscrit dans la durée. Désormais, nous avons un lieu, l’Adresse, 2 quai de La Daurade, « , souligne Marie-Thérèse Perrin, la génitrice historique depuis 1991 avec le Printemps de la Photo à Cahors.
Pour un flash dans la préfecture lotoise avec les plus grandes stars de l’histoire de l’art photographique: Irwing Penn, Wiliam Klein, Helmut Newton, André Serrano, Bettina Rheins, Nan Goldin. La pellicule de prestige est si longue à développer…Depuis 2001, le Printemps a immigré et élu domicile à Toulouse. Avec un zoom toujours aussi lumineux mettant à l’égard du plus grand nombre la création contemporaine la plus exigeante, la plus pertinente, la plus esthétique, la plus investie. De la photographie plasticienne, le Printemps a irrigué son champ créatif à la vidéo, le sculpture, les installations uniques, les performances, la danse ou la musique.
FLASH SUR DOMINIK LANG ET EVA KOTATKOVA
Cette année, sous le paradigme « Dans la pluralité des mondes », le Printemps va consteller l’agglomération toulousaine d’étoiles et de comètes artistiques dans un ciel de curiosités. Une invasion artistique pour « affecter la ville » durant quatre semaines dans 22 lieux patrimoniaux grâce à une cinquantaine d’artistes. Tous autant singuliers les uns que les autres, de Raphaël Zarka à Charles Esche, en posant son oreille sur Stan Douglas. On retiendra toutefois Dominik Lang au Château d’Eau et Eva Kotaatkova à l’Hôtel-Dieu, qui tout deux, vont habiter et habiller Toulouse de tenues originales et originelles. Dominik Lang réancre le Château d’Eau dans la ville en réactualisant son usage avec ses fontaines éphémères. Que dire de l’univers d’Eva Kotatkova à l’Hôtel-Dieu avec son projet qui prend naissance au Musée des Instruments de médecine avec le dessin d’un enfant de 9 ans, le futur docteur Anne Boucays, représentant une chirurgie cardiaque réalisée par son père en 1959 à Toulouse.
Alors, oui, dans tous les lieux d’expositions, sur les scènes, le Printemps de Septembre est dans la ville, est la ville. En nous racontant le monde autrement, pour se clôturer par un grand bal Dada.
http://www.printempsdeseptembre.com/
Laurent Conreur
META AREA /META AREA
