
Adèle Haenel pour sa partition dans « la fille inconnue » des frères Dardenne, est déjà favorite pour la palme d’or.

Lily-Rose Depp a vraiment l’air de sa mère. Elle sort de son cocon fashion » pour se jeter dans une épreuve de feu avec « La danseuse ».
« Soixant’neuf, année érotique. Gainsbourg et son Gainsborough ont pris le ferry-boat. De leur lit par le hublot. Ils regardent la Côte… » D’Azur, et le défilé de divas du 7e art. Nul ne sait en ce deuxième du jour du festival croisette et paillettes, si le palmarès pour la 69e sera érotique. Au moins héroïque. Toutefois, cette année, l’érotisme du charme au féminin joue les premiers rôles lors de cette quinzaine du festival des femmes. « Vive le cinéma », pour reprendre l’antienne de Quentin Tarantino, dans un Yes we Cannes, complété hier soir par un Vincent Lindon, barbe de barde en tournage de « Rodin », par un « Vive les femmes ». L’ode à la féminité, outre l’évidente élégance de ces dames, a toutefois créé un petit malaise divorce à l’américaine, avec la pique lancée par Laurent Lafitte, le maître de cérémonie, hier soir, qui a fait carreau derrière les carreaux de Woody Allen, qui ouvrait le bal, mais hors compétition, avec « Cafe Society ». Le comédien français, à l’humour vitriol, lançait un glaçant: « Ca a fait plaisir que vous soyez en France, parce que ces dernières années vous avez beaucoup tourné en Europe, alors que vous n’êtes même pas condamné pour viol aux Etats-Unis ». Bim, bam, boum, badoum…Une pirouette cacahuète salée…amère même, semblant replacer au centre de l’écran l’histoire du réalisateur franco-polonais Roman Polanski, poursuivi aux Etats-Unis pour le viol d’une mineure… Mais également en filigrane aux accusations d’agressions sexuelles de la fille adoptive de Woody Allen, Dylan Farrow. « Femmes, je vous aime »…Tout le monde n’aurait pas apprécié le caustique de Laurent Lafitte.
ADELE HAENEL DEJA FAVORITE
Il n’en reste que cette année, aucun besoin de lancer sur les platines des place to be évanescentes de Cannes, la Villa Schweppes ou le Madame Monsieur du Carlton, le hit pat’d'eph de Patrick Juvet, et ce même tubé électro par Christine end The Queens, « Où sont les femmes? ». Elles sont en haut de l’affiche. Avec une Kristen Stewart déjà topifiée à l’adolescence avec « Twilight », avec un coup double dose à Cannes. D’une légèreté désarçonnante dans « Cafe Society »de Woody Allen, à une improvisation éloquente d’une torturée dans « Personal Shopper » d’Olivier Assayas en compétition officielle. Avec Kristen Stewart, le parfum de femme cannois va se diffuser avec Marion Cotillard, une nuance cannoise désormais. Par deux fois, elle montera les marches très chou, avec « Juste la fin du monde » du chouchou de Cannes, Xavier Dolan, et en romantique addict avec « Mal de pierres’ de Nicole Garcia. Et puis, il y a la déjà favorite des « cannesmakers », Adèle Haenel, pour sa partition au plus que parfait dans « Le fille inconnue »des frères Dardenne. Et puis il y a Isabelle Huppert, hyper culte à Cannes double palmée, avec cette année « Elle » de Paul Verhoeven, où elle jongle entre subversion et provocation. Et puis il y a Juliette Binoche dans « Ma Loute », un décapant Bruno Dumont, mais aussi Charlize Theron pour « The Last Face » de Sean Penn dont nul ne sait si Cannes doit l’attendre.
LILY-ROSE DEPP L’ATTENDUE…AU TOURNANT
Et puis, il y a l’attendue, fille d’un couple glam-rock-trash-poupoupidou, Vanessa Paradis et Johnny Depp, Lily-Rose Depp, qui sort de son cocon fashion » pour se jeter dans une épreuve de feu avec « La danseuse ».
Et puis, il y en a d’autres, connues ou inconnues, qui, in fine, feront de cette 69e édition, une année éro-chic.
Laurent Conreur
META AREA /META AREA
