Clerc obscur, l’oxymore, même si elle n’est pas orthographique mais phonétique, a toute raison d’être. L’avenir au Stade Toulousain de l’ailier international, 35 ans le 7 mai, s’écrit au plus qu’imparfait ou se conjugue au futur de l’incertitude. En fin de contrat à la fin de cette saison, le gendre idéal n’est pas assuré de figurer un an de plus dans sa famille adoptée depuis quatorze ans. Avec le Stade, les négociations n’ont plus d’essence dans le moteur de la discussion. Le message ne serait plus clair du tout pour Vincent…Pire même, la proposition faite par le Président Bouscatel aurait même plus attristé l’ailier aux 97 essais qu’autre chose. Et voir Vincent Clerc filer dans un nouveau couloir pour aller pointer en autre terre promise prend de plus en plus de coffre. Et notamment dans celui bien rempli par Jacky Lorenzetti au Racing 92, qui appréciant son professionnalisme impeccable, flairerait bien le coup et ainsi, après Yannick Nyanga, attirer dans son effectif un Toulousain non prolongé. « On est toujours en négociation. On a envie de le conserver et envie de voir Vincent Clerc faire son dernier match sous les couleurs du Stade Toulousain. Il n’y a pas de raison que ça finisse autrement. Il a porté les couleurs toulousaines pendant 14 ans. On est toujours dans cette période une peu délicaté à gérer qu’est la négociation » soulignait Fabien Pelous, entre clair et obscur, avant le match contre le Racing 92 au Stadium.
CLERC+PALISSON POUR LIBERER LA PLACE A VAKATAWA…QUI EST LOIN D’ETRE STADISTE
Le propos de Vincent Clerc est plus tranché, plus sec, plus amer même: « J’ai compris très récemment que Toulouse ne me proposerait rien. Je ne serai donc par forcément ici la saison prochaine. Je vais donc commencer à discuter ailleurs et je vais regarder ce qui se présente ». Connaissant d’autres chats échaudés, Vincent Clerc a peut-être raison de craindre l’eau froide. Il faut avouer que des fins de non revoir des soldats « rouge et noir » ayant été à la guerre pour Toulouse, ont alimenté la chronique transferts. Les dirigeants stadistes ont pris l’habitude d’être aveugles aux services rendus par des joueurs cadres sup’. N’est-ce pas David Skrela, n’est-ce pas Yannick Jauzion, n’est-ce pas Jean Bouilhou?
Dans l’affaire Clerc, le Stade prend aussi les risques d’un plaquage à retardement. Car cette non-prolongation, comme celle de libérer Alexis Palisson à un an du terme de son contrat, s’inscrit dans la volonté louable de voir s’exprimer les muscles saillants et le punch tonnerre de Virimi Vakatawa, l’ailier international d’origine fidjienne. Seul hic, Vakatawa, qui ira au carnaval olympique à Rio, est dans le viseur d’autres clubs bien plus huppés que le Stade Toulousain. Comme le Racing 92, pour qui Vakatawa devra s’acquitter de 200.000 euros s’il rejoignait un autre club…que le Racing 92.
Laurent Conreur
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