Gastronomie & Art de vivre

A Saint-Cyprien, « Ernest » tape dans le mille

"Je surveille Yannick Bru, il ne sait pas tenir un couteau", signifiait, hier soir au marché Saint-Cyprien Michel Sarran, arbitre culinaire de l'opération Ernest.

Thierry Dusautoir a troqué son maillot rouge et noir contre un tablier pour ne plus remuer de la viande sur les terrains mais bien taquiner le magret de canard.

« Je surveille Yannick Bru, il ne sait pas tenir un couteau », signifiait, hier soir au marché Saint-Cyprien Michel Sarran, arbitre culinaire de l’opération Ernest.

Au beau milieu de la foule, je le reconnais, c’est lui…Comment lui dire… que je ne l’avais jamais vu cuisiner. Mais plutôt remuer de la viande humaine sur des rectangles verts, et en faire de la bouillie. Pour d’autres jeux. Mais, hier soir au marché Saint-Cyprien, saint lieu de la solidarité, Thierry Dusautoir, l’ex-capitaine du XV de France toujours actif-réactif avec le Stade Toulousain, a joué le jeu de l’opération « Ernest ». Tablier troqué contre son habituel maillot rouge et noir, le troisième ligne a joué au commis en taquinant le canard pour la bonne cause. Avec Thierry Dusautoir aux magrets, Yannick Bru, entraîneur des avants du XV de France, en lanceur de brownes, Census Johnston en maître sushis, Etienne Didot, cerveau du TFC distributeur de mets, Valentin Portes, punch line des Fenix, Jean-Jacques Bolzan adjoint au commerce commis des délices, ou encore Pascal Dessaint l’écrivain à la page des productions charcutières, mais aussi d’autres commis de fortune à forts thèmes, comme Philippe Adam, radiologue à Médipole ou Bettina Couderc, chercheur à l’Oncopole, Ernest a tapé dans le mille pour la der de son opération des couverts du coeur.
Sous l’arbitrage sans vidéo de Michel Sarran, le scénariste de la soirée, « Je surveille Yannick Bru, il ne sait pas tenir un couteau », le film de la soirée Ernest, avec le concours des commerçants remarquables acteurs de compréhension propagée dans toutes les loges par la présidente Madame Canac, a mérité quatre étoiles à la gazette du « Pourmanger ». Pour manger pour trois associations toulousaines oeuvrant contre la précarité, Epicerie Solidaire Maillol, Entr’act et La Main Tendue.

LES 2000 PORTIONS ONT ETE AVALEES

Au final, les 2000 portions à disposition préachetées ont été avalées d’un trait de fraternité par les mille Toulousains. Pas de doggy bag. Mais un sac de 8000 euros récoltés par Ernest pour ce dessert solidaire pour clôturer ce repas humanitaire de Toulouse en 2016, entamé par les 38 restaurants toulousains aux petits oignons de l’entraide. « Une démarche novatrice et intelligente » soulignait Yannick Bru. Un cadrage pour un débordement d’excellence fraternelle, aurait écrit Christian Jaurena, le second de la vraie chef de la soirée, sa fille Eva. Car le couvert de la reconnaissance lui revient de maternité avec ses amis (ies). En créant l’association Circuit Court de Solidarité en 2013 avec un paradigme à quatre mains avec les restaurateurs, « Un café, l’addition et la pièce pour une bonne action », Eva a dressé cette table « pour le plaisir et faire plaisir ». Le plaisir de s’offrir pour les exclus du partage.

Laurent Conreur


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