
Il a éteint l’incendie l’an dernier d’un TFC pour qui le sauvetage en Ligue 1 sentait le roussi. Il a repris le vaisseau brûlé en ce début de saison 2015-2016, avec des pansements sur une jambe de bois cramé.
Il a éteint l’incendie l’an dernier d’un TFC pour qui le sauvetage en Ligue 1 sentait le roussi. Il a repris le vaisseau brûlé en ce début de saison 2015-2016, avec des pansements sur une jambe de bois cramé. De guerres lasses et de défaites las, le pompier s’est immolé. Dominique Arribagé comme Icare n’en pouvait plus de se brûler les ailes, en constatant que son équipe n’arrivait pas à s’envoler des tréfonds du classement. « La situation était trop difficile pour Dominique psychologiquement. On a pris la décision de la démission car c’est une situation très difficile moralement. Continuer pour lui c’était trop dur ». Olivier Sadran, le président du Tef, ne voulait pas, samedi soir après la défaite incendie contre Rennes au Stadium, souffler sur les braises. Faudrait-il encore avouer que ce n’est pas avec un saut d’un litre d’eau que Dominique Arribagé pouvait éteindre le feu qui ravage l’équipe toulousaine? L’an dernier, il y eut miracle en la demeure. Grâce à l’intelligence et à la sagesse de Dominique Arribagé justement. Cette fois, il ne pouvait guère échapper au péril. Les supporteurs hurlant samedi soir, faute d’autres arguments, les sempiternels et d’une facilité crasse « Arribagé démission » ont trop vite oublié que l’an passé, c’est Dominique Arribagé qui est allé se jeter au feu pour sauver un TFC qui avait le feu aux trousses. Au moins, Olivier Sadran a eu lui l’honnêteté intellectuelle de le concéder, « C’est lui qui nous a sauvés l’an dernier, et il ne faut pas l’oublier, car l’accident aurait pu arriver plus tôt ». Sachant que la flamme de la déception attaquait dans ses chairs son coach, le président a préféré lui éviter l’autodafé. Car, il est de tradition que quand une équipe a les pieds carrés ou que la chance tourne le dos, la vindicte populaire envoie l’entraîneur aux bûchers. Dans la frénésie populaire de l’exécution hérétique par le feu.
Alors qui pour enfiler la tenue de pompier cédée par Dominique Arribagé…pour aller mettre les mains dans le brasier? Mickael Debève, son adjoint? « Il n’y a pas de plan B à l’heure actuelle, et il n’y aura pas de plan B dans l’urgence » insistait Olivier Sadran. Il y a urgence toutefois avec 10 points de retard sur le premier sauvé aujourd’hui. Mais il n’y a pas toujours un pompier dans la garnison…
Laurent Conreur
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