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Renault Alpine, un mythe repasse la première

L'intérieur de l'A120 est chic, glamour et efficace.

Renault appuie sur l’accélérateur d’histoires avec l’A120, une sportive fast and luxious. Un bolide accessible à partir de 45.000 euros mis en vente fin 2016-début 2017.

La féline de Renault retombe sur ses griffes. 61 ans après ses premiers vrombissements, 21 ans après que son moteur tombe en panne « de sens », l’Alpine revient sur les routes des joies automobiles sportives. Aujourd’hui, Carlos Gohn, le PDG de Renault, dévoile, à Monaco, les dessus et les dessous chics de la nouvelle berlinette A120. « L’homme s’est forgé des mythes géniaux pour pouvoir croire en son esprit » écrivait André Langevin, dramaturge et romancier québécois. En son esprit, Jean Rédélé, en 1955 à Dieppe, y a cru pour créer un mythe, en assemblant à partir de la base d’une 4 CV, une petite coupé fun présentée alors au Salon de Paris sous la nomination « Alpine Mile Miles ». « J’ai choisi le nom Alpine pour ma firme, car cet adjectif représente pour moi le plaisir de conduire sur les routes de montagne. C’est en sillonnant les Alpes avec ma 4CV à boite 5 que je me suis le plus amusé. Cette conduite passionnante, il fallait que mes clients la retrouvent au volant de la voiture que je voulais construire ». Après cette première épopée humaine, et la mise sur le marché de la première Alpine de série l’A106, la marque au losange allait vivre des lignes droites en accélérées, avec comme graal le titre mondial des rallyes en 1973. Mais aussi des sorties de routes rédhibitoires: l’A310 l’après Berlinette en 1971 ne réussit pas à se faufiler dans le sillage du succès; Renault reprenant Alpine sort une R5 Alpine mais souffle le froid plus que le show fin des années 70; En 1991, Renault monte la gamme avec l’A610 belle gueule avec un V6 turbo de 250 chevaux, mais les ventes calent dans les bas-fonds. Autant de ratés d’allumage qui font que Renault coupe le contact avec Alpine en 1995.

UNE FUSEE A PARTIR DE 45.000 EUROS

Aujourd’hui donc, Renault appuie à nouveau sur l’accélérateur d’histoires avec l’A120,une sportive fast and luxious. Concentré déconcertante de technologie en coupé deux places, l’Alpine XXIe siècle est totalement fusélée en aluminium lui donnant la lumière d’une étoile dans la constellation automobile. Une étoile très filante de 4,10 mètres avec un moteur en position centrale arrière 1.8 turbo de 300 chevaux, un double embrayage et une boîte 7 rapports méga-modernes confié à Getrag, le must allemand de la transmission. Un bolide accessible à partir de 45.000 euros.
Conçue à Dieppe, dans ses chantiers originels, cette Alpine offrira son volant à la clientèle fin 2016-début 2017, avec l’espoir fondé de voir le mythe renaître de ses cendres. Renault a injecté 600 millions d’euros pour que l’échappement Alpine soit libre de séduction avec le chic et le choc espéré du charme de la Porsche 911. Avec 2000 à 4000 voitures produites par an, Renault espère plus qu’un tour de piste dans le pelotin de tête des ventes des coupés sport.

Laurent Conreur


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