
Michel Sarran et Simon Carlier formaient une partie de la brigade chic et toques de Toulouse lors de la Semaine de la la gastronomie française en Israêl, « So French, So Food ».

Sylvie Rouillon-Valdiguié, adjointe au tourisme, avec les chefs toulousains, était présente lors de cette semaine car le tourisme était à l’honneur avec la gastronomie. Un mariage heureux d’évidence.
La patriotisme de l’assiette de l’arrière-arrière grand-mère n’empêche plus l’import exotisme, le voyage d’une casserole made in Gers ou d’ailleurs en Gaule, vers d’autres contrées, pour que les mains de gascons, ou d’autres terroirs gourmands, se mettent à l’unisson de celles de leurs alter ego d’autres mondes de saveurs, un pour tous, tous pour la ripaille qui aille pour le meilleur et pour l’envie. En effet, la cuisine française n’entretient plus, depuis que des chefs visionnaires sont délibérément sortis de leurs fourneaux de conventions, vis-vis des cuisiniers étrangers une forme de suprématie pimentée de ragoût de dégoût, un sadisme poivrée les réduisant à des sous-chefs de garnisons de replis derrière les frigos. Aujourd’hui, il est de bon goût de voir voyager en classe à faire des étoilés français pour qu’ils montent des plats divertissants comme des vidéos de vacances avec leurs homologues étrangers.
UNE BRIGADE ESPRIT SUD-OUEST QUI AVAIT DE LA CUISSE
La Semaine de la gastronomie française en Israël, « So French, So Food », la semaine passée, lors de sa recette numéro 4, a décongelé tous les préjugés gastronomiques. Surtout que lors de cette cuisson, Toulouse, patrie toujours prête à partir, jumelée depuis 1962 avec Tel Aviv, pour que le rose et le blanc s’épousent à table comme le sucré et le salé, (NDLR : Toulouse la Ville rose, Tel-Aviv la Ville blanche), en en étant la marraine, a dépêché certains de ses meilleurs ambassadeurs de sa cuisine de caractère. La brigade esprit Sud ouest avait fière allure, de la cuisse, du charnue et du charnel : Michel Sarran, Bernard Bach, Simon Carlier, Georges Camuzet, Frank Renimel et Romain Fornell.
Une belle fournée en résidence pour gratiner du meilleur tout le gratin invité aux joutes des joues enjouées par les mets. Michel Sarran a pacsé culinaire Toulouse à Table avec Moran Yanai des cuisines de l’Hôtel Montfiore de Tel-Aviv. Simon Carlier, du Solides et du Solides comme cochons, a mis le canard dans la belle basse-cour à bijoux des victuailles israéliennes.
ON PREFERE LE CONFIT AU CONFLIT
A Jérusalem, Frank Renimel, au Mona, a servi en majesté avec le chef Itamar Navon ses plats princiers, la cappucinno champignons foie gras, émulsion de volaille et truffe. En y intégrant la Toulouse Touch avec la violette. Bernard Bach a combiné avec les couleurs locales de la cuisine casher au King Hôtel David, en trompant délicieusement son ami canard pour se fiancer alors le foie gras d’oie. Tous pour des menus mazeltov.
Aviv Zonabend, conseiller délégué aux villes jumelées de la Mairie de Toulouse, présent lors de ces succulentes associations franco-israéliennes, ne pouvait que saliver avec de telles mises en bouche : « Le jumelage de Toulouse avec Tel-Aviv a dépassé le cadre du folklore et de la culture. Aujourd’hui, nous désirons impulser des valeurs sur les échanges économiques et sur l’innovation. Cette semaine gastronomique à Tel-Aviv avec nos chefs toulousains ambassadeurs en a apporté la preuve. En associant cette semaine de la gastronomie française avec le salon du tourisme, cela nous a encore plus permis de faire connaître Toulouse aux Israéliens. Mais aussi de travailler sur des échanges de start-up avec la mairie de Tel-Aviv dans une vision d’innovation et d’économie ». Evidemment le business…
Mais la cuisine, la table, le partage, c’est aussi et surtout la paix. On préfère le confit au conflit.
Laurent Conreur
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