Culture

David Bowie, l’androgénie Ziggy starjazz

"Blackstar", le nouvel opus de David Bowie, avec des jazz men le scène avant-garde de New York,  atteint un nouveau cosmos d'aventures, le plus étrange de sa carrière. Un voyage space et sublime de l'apocalyptique à l'apaisement. Du beau Bowie.

Stranger in the night. « Blackstar », l’étoile noire, le nouvel album de David Bowie atteint un nouveau cosmos d’aventures, le plus étrange de sa carrière corne d’abondance multi-tons et multi-sons. Trois ans après « The Nex Day » pour un retour rock et pop assez classique, voilà Ziggy stardust en métamorphose Ziggy starjazz. A 69 ans, la camélon adopte une autre position dans son ‘androgénie’. En quête théâtrale, la réelle Bowie attitude, David l’étoile a décidé d’aller briller sous d’autres cieux en se satellisant avec des musiciens avant-gardiste de la scène jazz new-yorkaise. Comme un Marco Polo en villégiature explorateur, le dandy anglais prouve là que sa divine étrangeté a retrouvé sa lumière…divine, après s’être peut-être un peu trop mis à l’ombre du faiseur de tubes pop mignons dans les années 80.
Ce Bowie là, c’est du beau oui. Beau parce que peu évident. Et peu évident parce que sublimement énigmatique. « Blackstar », 7 titres, qui, comme des météores, explosent tous les codes convenus d’écriture de la pop. Cet opus est un carrefour d’expressions, où se croiseraient sans collision plusieurs Bowie, du glam provoc « Diamond Dogs », au germanique génial « Low » en passant par le robotique esthétique « Station to Station » ou le mystique « Outside ». Mais en changeant toutefois les carosseries pour que le carosse « Blackstar » arpente des routes sinueuses mais délicieuses, aux ambiances apocalyptiques double épaisseur « Mulholand Drive », pour s’apaiser toutefois en conduite automatique pop, avec « Dollars days », une émanation « Space Odity » et ses accords amplitudes espaces infinis, et « I can’t give everything away », ou quand le Ziggy recopule avec Bowie, en avouant qu’il ne peut tout révéler. Comme pour nous glisser dans le creux de la feuille que le reste de la feuille de sa nouvelle route est d’une envoûtante complexité.

DU PLUS TOURMENTE AU PLUS APAISE, UN VOYAGE ORIGINAL
Car de « Blackstar », étirement de plus de neuf minutes dans les méandres de l’envie, comme un collage de mystères à découvrir, en passant par le coeur battant de l’album, « Lazarus », une pseudo-ballade attaquée new-wave aux incisions gothiques, puis détournée de son contexte pour se lover dans la dramaturgie portée par une flambée de guitare made by Bowie, en allant caresser le vertige de « Tis a pity she was a whore » et ses cuivres astiqués à l’extrême, ce Bowie stratosphère 2016 vogue dans des cieux nous faisant voyager de l’inconfortable apocalypse pour se poser en profondeur sur les pistes plus sécurisées. Comme pour nous annoncer un prochain départ vers une autre planète Bowie non répertoriée par les maîtres du cosmos musical. En attendant, mettez vos ceintures de sincérité et envolez vous vers « Blackstar », la nouvelle étoile de David, l’androgénie.
Blackstar, de David Bowie. CD Iso Records-Columbia/Sony Music

Laurent Conreur


META AREA /META AREA

À continuer

CultureQue faire à Toulouse en un week-end : itinéraire, quartiers et bonnes adressesCultureOù voir l’art et la culture à Toulouse : musées, galeries et lieux à explorerCultureDes tranches de l’art dans le McDonald’s Wilson