L’héritage. Jamais une évidence. Surtout quand le paternel se nomme Jean-Claude Dayraut. Un as du volant, un savant aventurier des ergs, de la glace et du bitume, un Léonard de Vinci des défis automobiles. Une mécanique méga bien huilée quand il met ses mains dans les moteurs, les Porsche évidemment. La référence. Ici, la transmission s’embraye de succès car la génération suivante est tout simplement douée. Dans la ligne droite du père. Il y a Jean-Philippe l’ainé, dont les résultats sportifs ont défrayé et défrayent la chronique. Mais il y a aussi le cadet, un premier de la classe prestige automobile, Xavier, 23 ans de tours de piste, et que des poles positions. Car le jeune homme a tout dans son baquet: l’adresse, l’intelligence, la fulgurance, la rigueur, le sens du travail caressant sans cesse la perfection et des humanités de respect. Un enfant prodige plus que mature pour son jeune âge. Une mécanique de haute précision et un pilote sachant piloter avant de pédaler. Moteur.
Quand on se nomme Dayraut, avec le prestige et l’expérience de papa, difficile de ne pas tomber dans la passion automobile?
Dès que j’ai eu l’âge de « mécaniquer », j’ai voulu essayer de comprendre comment marcher un moteur. J’ai, très jeune, aidé mon père qui me donnait des petits travaux. J’aidais à purger les freins. Je vivais pleinement dans ce garage de répérations automobiles toutes marques, mais aussi et surtout, et toujours aujourd’hui, voué à l’automobile d’exceptions, de collections et de sports.
A 20 ANS, IL REALISE LA REFECTION TOTALE DU MOTEUR DE LA FERRARI DAYTONA GROUPE 4
Comment vous qualifiait ce garage dont vous êtes aujourd’hui à 23 ans un très jeune patron?
C’est un atelier de préparation automobile créé par mon père Jean-Claude Dayraut il y a 40 ans qui permet aux initiés et aux amateurs de l’auto de pouvoir vivre leur passion. Nous entretenons, préparons et faisons l’assistance de nos clients dans toutes épreuves mécaniques. Notre mot d’ordre, c’est la satisfaction du client, faire un travail irréprochable. Avec nos équipes à l’unisson, nous réalisons des voitures qui marchent.
Votre souci majeur, c’est le détail. Il faut dire que votre première grande expérience mécanique a été plus que concluante.
Oui le détail. Dans la compétition automobile, les détails font la différence. Comme dans notre garage. Le détail, c’est faire encore mieux. On doit être perfectionniste, c’est pourquoi mon équipe a réalisé des restaurations d’exceptions comme une Porsche Carrera 2,7 rs 1973, une Ferrari 250 SWB, une Ferrari 212, une Jaguar Type E light weight, une Ferrari Daytona groupe 4, et d’autres racing compétitions, sans oublier des voitures de course et de prestige. C’est vrai qu’à 20 ans, j’ai attaqué une préparation de très haut niveau avec la réfection totale du moteur d’une des plus mythiques voitures de couse du siècle, la Ferrari Daytona Groupe 4.

Xavier va faire résonner le nom de Dayraut cette année dans le championnat de France de RallyCross avec une BMW préparée aux petits soins par son équipe.
Vous êtes digne d’un horloger des plus pointus, d’un artisan artiste.
C’est vrai que c’est de l’horlogerie, surtout quand vous entreprenez le remontage complet d’un des moteurs les plus complexes réalisé par un horloger justement, la Porsche 356 Carrera 2, un 4 cylindres 4 arbres à came en tête. Aujourd’hui en France, seul le Garage Dayraut Racing sait réaliser une telle opération mécanique.
IL CONDUIT UN KARTING AVANT DE SAVOIR FAIRE DU VELO
Revenons à vous, quel est votre profil, vous qui avait fait du karting avant de savoir faire du vélo?
C’est vrai que très jeune, je ne savais pas pédaler, je ne trouvais pas l’équilibre. Je l’ai trouvé en moto, et j’ai été mis au karting dans la foulée. Tous les mercredis après-midi, j’étais sur la piste de kart. Ensuite dans la mécanique, j’ai eu une formation continue depuis mon plus jeune âge. Mon père m’a donné toutes les bases. Et aujourd’hui, plus j’apprends, plus je sais qu’il m’en reste encore à apprendre. Concernant mon parcours, bac pro en poche, je suis allé à la quête d’autres apprentissages, d’autres savoir-faire, afin d’élargir mon horizon, en me frottant à d’autres environnements. Ainsi, j’ai intégré la concession Porsche de Toulouse, où j’ai acquis d’autres atouts en management, planification, et gestion qui me sont utiles aujourd’hui dans la direction de Dayraut Racing. Avec la rigueur, la discipline, l’endurance, la patience et le respect du client que m’a transmis mon père, je pouvais reprendre le flambeau familial.
Un flambeau repris dans le garage comme celui que vous reprenez aussi au volant pour faire résonner le nom de Dayraut dans les paddocks.
C’est vrai que Dayraut est connu dans le milieu de la compétition auto avec mon père et mon frère Jean-Philippe. A moi de suivre cette ligne prestigieuse. J’ai débuté la compétition avec le championnat Mitjet, puis avec des courses sur terre et sur glace, mais aussi des courses nationales de buggy. En 2016, je participe au championnat de France de RallyCross sur une BMW préparée par nos soins.
Et demain, dans quelles courses se verrait bien Xavier Dayraut?
J’aimerais faire les prestigieuses, comme le Tour de France Auto ou Le Mans Classique, et pourquoi pas en partenariat avec des clients du garage Dayraut. Ce serait la finalité de la philosophie Dayraut, l’aspect humain et le partage de la passion auto. Car dans le garage Dayraut, le bonheur c’est de livrer une voiture top qui marche au top et l’essayer avec son client.
Dans le garage Dayraut Racing, les petits bijoux automobiles forment un collier de prestige.
Le top 5 de ses voitures préférées
Ferrari 250 SWB (200 modèles au monde); Porsche 917 (20 millions d’euros, 50 modèles au monde. Il rêve de la conduire); Les Super Car de Porsche, 959, GT1 et Carrera GT 918; AC Cobra; Matra V12 du Mans
Le top 3 de ses pilotes préférés
Sébastien Loeb, Michael Schumacher, Ayrton Senna
Propos recueillis par Laurent Conreur
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