Politique & Société

Régionales: le FN, plus qu’une menace pour le PS-PRG

Si l'on en croit les sondages et l'optimisme socialiste, Carole Delga, annoncée troisième du premier tour avec 19%, gagnerait la région avec 39%, si le plein des voix de gauche lui était crédité...Mais avec 32% au premier tour, largement premier, Louis Aliot est sûr de faire au moins 35% au final. Sauf que si des électeurs de la droite de la droite étaient tentés par le vote FN, la surprise frontiste pourrait bien venir de Langeudoc-Roussillon-Midi-Pyrénées....

Dimanche prochain, la France vote. Vote pour les élections régionales au premier tour, le second se déroulant le dimanche suivant 13 décembre. Avec deux questions ritournelles: la taux d’abstention à la lecture du désamour des Français pour la politique, et le score du Front National en raison du ras-le-bol de la population pour les partis traditionnels et leurs promesses, qu’ils considèrent pour beaucoup comme illusoires.
Avec aussi des paramètres qui font fluctuer les résultats comme les ignobles attentats de Paris et le rejet aujourd’hui profond du radicalisme islamiste, sans occulter le phénomène des migrants…dont on ne parle plus trop d’ailleurs…

GAGNER AVEC 19% AU PREMIER TOUR ET LA 3e PLACE…
Avec le nouveau découpage, la nouvelle grand région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, terreau de gauche dit éternel et un des derniers grands bastions promis de la résistance socialiste, pourrait toutefois vivre des soubresauts. Si l’on en croit les derniers sondages d’octobre, que certains citoyens considèrent comme du blabla, et les bruits de la rue, le PS-PRG conserverait la région sous la houlette de Carole Delga. Avec pourtant…la troisième place au premier tour avec 19%, un des scores les plus bas de l’hsitoire socialiste dans la Région. A pratiquement 15% du leader du tour de piste électorale initial, la liste FN de Louis Aliot avec 32%, qui progresse, qui progresse… En seconde position du tour de chauffe, Dominique Reynié, leader des Républicains et de l’union de la droite et du centre, pointe en second avec 22%, bien loin des 25-27% crus un moment par ce camp. Cette photo en instantanée du premier tour révèle l’ascension verte de Gérard Onesta avec 14% et le pschitt de Philippe Saurel et ses citoyens du Midi avec juste 6%, alors qu’un rêve doux des 10% lui était promis.
Après cette potentielle, n’en déplaisent aux détracteurs du blabal des sondages, vue de la situation première, nombreux s’accordent à une chronique annoncée du succès de Carole Delga, l’ex-secrétaire d’Etat et toujours députée. Avec 19%!!!! Sauf si la gauche s’unit et fasse pratiquement le plein des voix, surtout des écologistes, qui ont souvent fait alliance avec plus le PS-PRG pour se retrouver marron ensuite, plus le Font de gauche, plus les micro-partis, sans occulter un report des voix des électeurs Philippe Saurel du premier tour. Si ce mécano emboîte toutes ses pièces, Carole Delga émargerait à 39%, en-dessous des 42,5% de la totalité des voix de gauche du premier tour…

ET SI LA DROITE DE LA DROITE ETAIT TENTEE PAR LE FN…
A ce jour, six du tour initial, la menace pour la gauche ne se nommerait plus Les Républicains et l’union de la droite et du centre, mais le FN. En effet, en valeurs comptables, Louis Aliot totaliserait aux alentours des 35% si on s’en tient seulement au FN lui-même et au rajout des voix de Debout le France.
Et c’est là que tout coince. Car personne n’est un autre au moment de mettre le bulletin dans l’urne. Et si, alors oui, chers pargmatiques, des électeurs républicains, à la droite de la droite, étaient tentés par le vote FN. Il n’en suffirait que 5%, pour que, sans faire de bruit, ni de triomphalisme, Louis Aliot prenne les commandes de cette nouvelle grande région Sud-ouest.
Imaginons aussi, qu’avec ses 14%, Gérard Onesta, s’il n’a pas la garantie des promesses PS-PRG – il a d’ailleurs déjà annoncé qu’au troisième tour, celui de l’élection de la présidence, Carole Delga, n’avait pas la sécurité de son futur emploi- se maintenait pour la finale. Et là dans le cadre d’une quadrangulaire, qui marcherait sur Toulouse et Montpellier…

Laurent Conreur


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