Yoram Zerbib, avec sa guitare Stradivarius des guitares, a enchanté cette première session de « Musique au Palais », au Palais Niel. Et notamment le Général Eric Bellot des Minières qui a permis ce premier hymne à la joie au profit de l’Entraide Parachutiste, et son Président, le Général Jacops, et de Terre Fraternité. Un bonheur qu’ont su provoquer Emmanuelle Sirat, la créatrice de cette association de bienfaiteurs avec Karine Trotignon. Bien soutenue durant ces deux jours par leur ami Robert.
Ses notes et ses barrés sur sa guitare de 1969, la Stradivarius des guitares, coulent à flux sentimental et s’immergent dans l’épiderme du public. Pour gagner le coeur et l’esprit, pour faire résonner le son de la solidarité, Yoram Zerbib, guitariste classique israélien multi-primé à travers le monde, s’avère être le messager idéal. Dans le velours de la bonté, dans l’étoffe de l’amour, il a trouvé son refuge d’expression comblé par les auditeurs. Dans un écrin de beauté au Palais Niel, théâtre de quiétude du premier festival « Musique au Palais ». Dans cette antre cocon de la troupe d’élite de l’armée française, la 11e brigade parachutiste, qui, grâce au Général Eric Bellot des Minières, a permis un récital en ut majeur, avec des variations musicales allant de la portée de la nouvelle musique française le samedi avec Fauré, Debussy, Ravel, Franck, Milaud et Poulenc, à la ligne claire de la musique romantique espagnole et de sa déclinaison en mouvement avec tango et flamenco pour un pas de deux ensorcelant et délicat, hier dimanche. Deux après-midi à la délicatesse fraternelle car au profit de l’Entraide parachutiste et de Terre Fraternité, deux associations la main sur le coeur au service des blessés, de leurs proches ou des familles des morts en service pour la France.
Pour un chant de premier honneur, Emmanuelle Sirat, première voix de cette association née en mars dernier, tour comme ses choeurs échos, Karine Trotignon, Matthias Rocher et Ariel Sirat, n’ont commis aucune fausse note. Il faut avouer qu’avec une aide de camp solidaire comme Robert, la mission ne pouvait que se conclure par un hymne à la joie.
« JE NE JOUE PAS DE LA GUITARE, JE JOUE DE LA MUSIQUE »
Un hymne à la sensibilité aussi repris comme un refrain communion par Yoram Zerbib, surtout dans ce Palais Niel témoin de cette armée qui nous protège. « Il me plaît de jouer dans ce lieu superbe où siège l’état-major de cette armée d’élite. Pour moi, l’armée est là pour faire la paix, pour assurer l’ordre et nous protéger. C’est dans cet esprit que j’ai grandi », ajoutait Yoram Zerbib, tout autant séduit par la réception de l’amour qu’il vient d’offrir avec ces pièces espagnoles allant d’Albeniz à Sor et ses variations sur « La flûte enchantée » de Mozart. « Mon rôle est de faire passer des sentiments, des émotions. Comme un acteur de cinéma ou de théâtre. Je ne joue pas de la guitare, je joue de la musique. Je raconte des histoires avec un instrument. Et avec la musique, je me dois de faire passer des images, une pensée. » Avec cette musique espagnole, qu’il considère naturelle, il donne libre inclusion à une philosophie musicale. « Emmanuelle Sirat, en fonction de la journée sur le thème de l’Espagne, m’a demandé de préparer un programme. Et j’ai essayé d’y répondre au mieux. » Les vivas du public ont largement validé de succès son challenge. Yoram Zerbib était hier juste un « mec » heureux. « Il est vrai que je suis un homme extrêmement chanceux et heureux. J’ai réalisé mes rêves, car je ne pensais jamais faire tout ce que j’ai fait. » Mais la chance, cela provoque cher Yoram. Et vous avez toutes les cordes positives à votre guitare.
De voir les yeux mouillés d’Emmanuelle Sirat en fin de ce baptême, « Musique au Palais » peut songer à vivre d’autres voyages musicaux pour atteindre les rives de la réussite. Avec Yoram Zerbib, dans le sillage du bonheur.
Laurent Conreur
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