Gastronomie & Art de vivre

Au Petit Beaubourg, la triplette de belle vie

La triplette de belle vie à Toulouse au Petit Beaubourg, Jules Baupin, Jules Adrien Driez et Michael Mathieu, met Paris au goût du jour toulousain aux Carmes. Avec l’apanage du grignotage en partage.

La dimension épatante de la gastronomie et de la restauration, c’est sa façon parfois d’associer des bienfaiteurs. Tant dans les combinaisons dans les plats que dans les unions humaines. Au Petit Beaubourg, temple ressuscité du Diagonal des heures rock’n'rugby, place des Carmes à Toulouse, cette savoureuse explosion opère. Côté carte pour exemple, les Saint-Jacques épousées par de la pêche et des émulsions de beurre à la mangue sont tout simplement sanctifiées au pinacle surréaliste des délices sur terre ferme. Côté coeur, la triplette de belle ville de Toulouse, Jules Adrien Driez, Jules Baupin et Michael Mathieu ont, foi de gascon, su faire résonner le vintage, « Un pour tous, tous pour un », en le remixant dans un tourbillon de mouvement « Un pour trois, trois pour l’unité festive du quartier. » Et ce dans le charme discret d’un Toulouse aux accents parisiens d’un Centre Pompidou version sud-ouest bien posé par l’archi David Darnaud. « Nous avons voulu reprendre cet établissement car il se situe dans un village dans la ville, dans un quartier très identifié, un quartier vivant et festif. Avec le parking, qui est une signature, et le marché, un lieu incontournable de la ville, nous y voyons une correspondance avec le Centre Georges-Pompidou à Paris, d’ou le nom de Petit Beaubourg. Ce nom est venu d’un premier jet et nous avons été tous les trois unanimes. L’adjectif petit donne la dimension de charme et de quiétude » détaille, le regard gourmand, Jules Adrien Diez. Une délicatesse d’emblée fixée par la façade d’un bleu câlin parisien avec ses bois moulurés. Et dès les premiers pas feutrés dans la grande salle rez-de-chaussée, il fait bon manger un oeil dans l’assiette faite maison, et l’autre sur le décor cosy chiné des maisons.

APANAGE DU GRIGNOTAGE EN PARTAGE
Au Petit Beaubourg, grâce à la partie ping-pong culinaire des deux chefs, Max et Nans, que vous soyez d’un physique développé enveloppant, d’une gaieté mélancolique, dans un état amoureux ou second après avoir vu votre notaire ou votre banquier du quartier que vous recroiserez à la tablée de l’établissement, vous avez tous le choix des armes gourmandes. « Le midi, nous avons trois formules, 11 euros pour un plat, 14 euros pour entrée-plat ou plat-dessert, et 17 euros pour entrée-plat-dessert. Les formules sont ouvertes, car nous ne proposons pas que le plat du jour, il y a la carte avec côté terre et côté mer. Et des desserts maison. Ici, tout est d’ailleurs maison avec des produits uniques, c’est le mot d’ordre. Comme il est aussi de notre mission de créer l’émulation dans le quartier car le fromage vient de chez Sena, les produits italiens de la casa Italia. Légumes, viandes et poissons proviennent des réseaux locaux » proclame le duo des Jules devant des minettes en passe de grignoter. Car le soir, le grignotage est à la page. En haut de la page du partage. « Nous proposons de belles portions, pas des petits tapas. Avec des produits nobles, le poulet entier ou la côte de boeuf » régale déjà Jules Adrien. Mais aussi des « for you » délibérés et jouissifs comme le cromesqui d’agneau au foie gras et armagnac accompagné de son jus de fruits rouges ou les sucettes de magret de canard aromatisées aux truffes et morilles. Côté vin, une carte épicurienne choisie par les trois maîtres des lieux pour mieux vous en conseiller les associations d’idées et des mets. Et puis, il y a les petites perles a rajouter au collier comme les cocktails maison du plaisir digestif: pour les gars au chocolat (en tablettes ou en surplus) « le Petit Beaubourg » avec gin, quartiers de pommes fraîches, jus de pomme, concombre, basilic et sweet and sour, et pour les filles à la vanille pour tomber pâmées comme des quilles,  » Pepette » avec fraises fraîches, vodka et champagne.
Pour le reste, car au Petit Beaubourg, il y a des restes à pourvoir: « La salle du bas n’est pas comme au temps du Diagonal un mini-boîte de nuit, mais une salle à manger et à grignoter. Nous allons y exposer très bientôt une reproduction de la Joconde. Pour donner un ton. Ensuite, l’ambiance se fait au fur et à mesure. Une ambiance que nous espérons aussi le dimanche car nous ouvrons dès cette semaine ce jour aussi » sourit Jules Adrien, invitant d’un clin d’oeil coquin la clientèle à venir s’émoustiller dans son club l’Ice après un passage charmant et charmeur au Petit Beaubourg. Et peut-être croiser Amélie Poulain grâce à cette triplette de belle vie…

Le Petit Beaubourg, 37 place des Carmes, 31000 Toulouse. Tel: 05 61 25 86 51. Ouvert du lundi au vendredi et le dimanche de 11h à 2h, Le samedi de 11h à 3h. www.lepetitbeaubourgtoulouse.com

Laurent Conreur


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