Il appartient à une dynastie d’une modestie rigoureuse. De ce Gers où les gersures rassurent et assurent. Un paternel militaire qui se souciait de sa nichée en la responsabilisant à bon entendeur merci…de prouver. Jonnhy Dunal, prénom de rocker, n’a pourtant jamais envoyé twister les choses. Car vite des marqueurs de l’âge adulte. Responsabilisé. Comme il en a encore décidé aujourd’hui en rentrant dans le combat politique sur le ring de Dominique Reynié, avec des gants soyeux de Républicains, pour les prochaines élections régionales. « J’ai suivi le profil de mon père, car j’ai été enfant de troupe au lycée Militaire d’Aix-en-Provence. Puis ensuite l’infanterie de marine, et cinq ans comme gendarme. » Avec son alléchant look, on l’imaginait plus dans le mannequinat ou dans le show-bizz. Mais il préfère la coupe impeccable de la tenue militaire, d’ailleurs source d’inspiration des plus célèbres couturiers. « L’armée, c’est structurée. Rien n’est jamais laissé au hasard. Tout est logique, on avance , en sachant pourquoi et comment. L’armée, c’est aussi la hiérarchie et les codes: le respect des grades, des fonctions et de l’action. A l’école d’Aix, nous étions tous à égalité, fils de simple militaire ou enfant de diplomate. C’était à chacun de se surpasser pour dépasser l’autre. Le challenge dans sa vérité. » Où tous savaient communier dans le culte de la bravoure et de l’honneur. Dans le culte de la reconnaissance.
LA VISIBILITE EN RESTANT DANS L’OMBRE DE L’HUMILITE
Jonnhy Dunal dans sa seconde vie d’activité, le commerce, a enfilé le même treillis des valeurs. Se protège avec un gilet pare-balles de la même expression defensive et avance avec la même arme à cartouches à blancs et mais à poudre de sincérité. « Dans le commerce, j’ai aussi opté pour cette dimension de groupe, de mise en valeur d’une entité globale. Je me suis battu et je me bats pour que les commerces marchent, pour que la rue marche, pour que ma ville de Toulouse marche. Dès mon arrivée dans le monde du commerce à Toulouse, je me suis investi comme président des commerçants. J’ai voulu rendre la rue Baronie plus populaire et plus vivante. Aujourd’hui ma volonté est de faire du Carré Baragnon un quartier privilège avec le soucis d’inviter toute la population. » La visibilité en restant dans l’ombre de l’humilité. Ou comment faire féconder le meilleur de lui-même pour faire fructifier la société.
« COMME LAURENCE ARRIBAGE, DOMINIQUE REYNIE FAIT DE LA POLITIQUE COMME UN CHEF D’ENTREPRISE »
Comme dorénavant dans le ciel politique où il s’est satellisé autour du milieu étoilé par Dominique Reynié. « J’ai toujours été passionné par la politique. Mais de là à franchir le cap de me présenter pour des élections, cela m’a toujours été difficile avec l’armée, la gendarmerie et le commerce. Mais le poids insupportable des charges imposé par le gouvernement Hollande a fini de motiver ma décision. » Et Jonnhy Dunal a opté pour le paradigme action-réaction. Aidé aussi par un catalyseur majeur: Laurence Arribagé, députée de Haute-Garonne et adjointe à Jean-Luc Moudenc. Parce qu’elle sait, selon le candidat béotien, empoigner le réel. « J’ai aidé Laurence dans sa campagne législative et j »ai constaté qu’elle manageait la politique comme une chef d’entreprise. » Il s’est alors reconnu politique sous le feu de ses projecteurs, où la lumière n’est pas artificielle. Comme il a vu la même lueur avec Dominique Reynié. « En effet, Dominique Reynié est neuf en politique, c’est un politologue. Il est dans le vécu, dans l’expérience de la vie. Lui aussi drive sa campagne comme un chef d’entreprise. Il m’a fait le même effet que Laurence. Avec lui, la Région a une autre ambition que de gérer l’administration. Avec lui, défendre les TPE, PME et l’artisanat sont des combats que je peux mener. Je me sens investi, comme à l’école militaire, de faire et non de promettre. L’inverse des socialistes. » Avec la stratégie des têtes nouvelles, de la proximité et du vécu, voilà aujourd’hui Jonnhy Dunal numéro 15 sur la liste Haute-Garonne de Dominique Reynié. Sans ambition personnelle, mais avec la mission collective comme directive. Porté par la posture gaulienne du chef, Jonnhy Dunal, l’un des deux boss de « L’Observatoire » à Toulouse avec Laurent Lopez, va fermer le blazer de son costume de trois boutons clefs pour la campagne: fédérer, humilité et honnêteté. « Et surtout bannir le mot promesse » ajoute t-il avec la gouaille retenue du vieux politicard. Mais avec une ambition non feinte pour cette future grande région mastodonte avec ses 5,6 millions d’habitants, ses 2,6 millions d’euros de budget. « Mais aussi le plus grand bassin viticole du monde avec ses 300.000 hectares, le numérique et ses presque 50.000 emplois et le tourisme avec les 14 milliards d’euros de retombées », précise t-il déjà un pied dans le discours qu’il veut poli de la politique bien policée.
Laurent Conreur
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