Gastronomie & Art de vivre

Vide-greniers du Salin: les tables aux curiosités bien dressées

Toutes les tables aux curiosités ont été bien dressées hier place du Salin, et notamment celles des arts conviviaux de la table.

« Ce vide-greniers nous prouve encore une fois que les quartiers de la ville ne doivent être ni dépréciés, ni dégradés. Que l’on doit bâtir la ville de demain en conservant le meilleur du passé » précisait hier Julie Escudier, maire de quartier, lors de sa visite amicale.

Il est cinq heures, la place du Salin s’éveille. Les balayeurs sont plein de balets. Les greniers sont bien vidés. Les chineurs sont sur leurs guets. Il est cinq heures, Toulouse s’éveille. Les noctambules sont reboostés. Les cafés sont dans les tasses. Les tables aux curiosités sont dressés. Il est cinq heures, la place du Salin s’éveille. Kim, l’organisatrice de ce vide-greniers d’automne, est dans les starting-blocks. Les derniers marchands installés vident leurs poches de produits distingués. Les boulangers font leurs croissants. Il est cinq heures, les frelons du Salin bûtinent. Les frelones se chargent en énergie. Pour partager une journée promise bien remplie et riche en rencontres. Il est cinq heures, la convivialité va durer plus de 12 heures. Jusqu’à ce que les prémices de la nuit annoncent le replis dans les pénates. « J’aime ce moment de partage, de convivialité, de détente, de bien vivre ensemble » souligne Julie Escudier, la maire de quartier, venue l’après-midi humer cette atmosphère bon enfant, et qui flaire bon la convivencia, cet art de vivre ensemble, si chers aux voeux occitans toulousains.

JULIE ESCUDIER FELICITE LA CONVIVENCIA DANS TOUS LES STANDS
Convivencia dans le dialogue lors des achats. « Pour vous, ce pantalon rouge huilé, ce sera cinq euros. C’est bradé. Pour moi, le prix dépend aussi du sourire du client. Et vous, vous avez une jolie sourire » précise, le coeur sur la main et la main bienfaitrice, Anne-Marie Aubert, une des exposantes de la journée. « C’est bien de partager de tels moments au cours desquels les gens se mobilisent pour faire vivre leur quartier et défendre son identité », ajoute Julie Escudier, qui souligne combien elle a été bien accueillie, notamment par certains ayant outre déballé le grenier mais aussi concocté quelques victuailles, comme des gâteaux au chocolat, tarte aux pommes, faits maison avec passion et offert aux chalands dans la communion amicale.
« Ce vide-greniers nous prouve encore une fois que les quartiers de la ville ne doivent être ni dépréciés, ni dégradés. Que l’on doit bâtir la ville de demain en conservant le meilleur du passé » concluait dans un climat apaisé Julie Escudier. Et en le fécondant avec le meilleur de l’innovation, comme il en sera le cas place du Salin dans le cadre de la prochaine réhabilitaion de ce lieu emblème du coeur de Toulouse.

Laurent Conreur


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