Caroline de Monaco, la doyenne des Grimaldi à 57 ans, marraine du 17e RGP de Montauban, a encore illuminé Montauban de sa présence lors de la Saint-Michel, la fête des parachutistes.

Le colonel Fringant (à droite avec Monsieur Robert) accompagne la Princesse au nom premier aide de camp du prince Albert II.
Distinguée, élégante et avenante, Caroline de Monaco, la doyenne des Grimaldi, à 57 ans rayonnants, a encore illuminé de sa présence les quartiers du 17e Régiment du Génie Parachutiste de Montauban, mercredi lors de la Saint-Michel, la fête des paras. Depuis qu’elle est marraine de ce régiment, dont la vocation aéroportée et la réactivité lui confèrent une aptitude à être projeté dans l’urgence en ouverture de théâtre de combats, la Princesse Grimaldi ne cesse de marquer son intérêt, son attrait et son respect pour ces troupes d’élite dont elle a pu au cours de ses missions humanitaires mesurer l’ampleur indéniable et les problématiques des labeurs. Et notamment les missions déminages, que Caroline de Monaco a pu de visu constater lors des opérations contre les mines antipersonnel et les ravages sur la population civile. Mais également sur la capacité unique que détient en Europe le régiment montalbanais: celle de rétablir ou de créer en quelques jours une piste d’atterrissage sommaire.
UN MARRAINAGE CONSEQUENCE D’UNE TRAGEDIE ET D’UNE TRADITION
Entre Montauban et la Présidente de l’Association mondiale des amis de l’enfance, Amade, fondée par sa mère Grace Kelly en 1963, c’est à la fois une circonstance tragique et le prolongement de la longue tradition militaire des Grimaldi qui gouvernent la Principauté monégasque depuis 1297.
En effet, l’idée de « marrainer » le 17e RGP s’est concrétisée après la tuerie de mars 2012 par le terroriste islamiste, qui avait vu en plus de l’horreur des assassinats des enfants juifs et du rabbin à l’école Ozar Hatorah à Toulouse, tomber sous les balles deux militaires du 17e RGP et un autre gravement blessé. Concrétisé car elle avait déjà été envisagée auparavant entre l’abbé Venard, aumônier alors du régiment et la Princesse, en raison de leur amitié antérieure.
Continuité des coutumes militaires des Grimaldi, car Caroline de Monaco a dans son arbre généalogique de nombreux parents qui ont servi pour la France: du Prince Honoré V qui fut aide de camp de Napoléon, à son frère, le prince Albert II aux premiers armes sur la « Jeanne d’Arc », et bien évidemment son père, le prince Rainier III, engagé volontaire dans la campagne d’Alsace lors de la deuxième guerre mondiale, sans occulter ses deux fils ayant suivi une formation militaire au sein des 3e et 8e RPIma. « Une longue tradition militaire qui se perpétue encore aujourd’hui à Montauban. Vous pouvez en être fière », lui confiait Monsieur Robert, avec qui elle a conversé d‘un passé vécu en Algérie.
Laurent Conreur
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