Insolite

Soual, Hugo-Lanta

Hugo Soual, archi d'intérieur, est motivé pour relever le défi de l'aventure extérieure de Koh-Lanta, le jeu de survie, de trahison, et d'élimination de TF1. Où le profit personnel passe bien avant l'esprit de groupe.

Où quand un archi d’intérieur veut tenter l’aventure extérieure à TF1. Hugo Soual, toulousaine touch, entre laisser-aller et rigueur, formalité et irrévérence, ambitionne de relever le défi de la téléréalité la plus prisée de la sphère TV. Pas par frime ou provocation détournée mais par l’envie du challenge. L’aventure, c’est l’aventure. Sur une île enchanteresse pour braver la souffrance et la cynique concurrence. « L’aventure Koh-Lanta, ce n’est pas la visibilté à la télé qui me motive, ce n’est pas mon leitmotiv. Pour moi, l’important, c’est le challenge. Mais aussi un tremplin professionnel, car si je participe à l’émission, je vais devoir me présenter et évoquer ma passion de l’archi intérieure » souligne le brun ténébreux, physique de sportif abouti et établi. Lui qui, à cause d’une entorse assassine, a rangé une potentielle carrière de footballeur pro au vestiaire des illusions. Un cursus qui lui a donné toutefois le goût des matches, et de l’adversité, mais aussi de la stratégie. Des piliers de Koh-Lanta où le jeu des alliances pour éliminer les concurrents, le vice coquin de s’acoquiner, et ou selon la conception néo-rationaliste, le groupe n’est qu’un moyen pour arriver à des fins personnelles, sont les moteurs pour gagner.

IL AFFICHE CLAIREMENT SA FINALITE: « S’IL N’EN RESTE QU’UN, JE SERAIS CELUI-LA »
« Koh-Lanta est animé par un double jeu où se marrient l’affrontement et la cohésion » ajoute le candidat toulousain, qui a déjà dans l’esprit que son pire ennemi pouvait émaner de son propre camp. Car dans ce jeu, le profit personnel passe avant celui du groupe. Sous couvert de morale bien campée, de droiture et d’aventure solidaire et humaine, les candidats préfèrent feindre et cacher leur ambition majeure, la victoire. Hugo Soual a le mérite d’afficher la clarté de sa finalité: « Je pars dans l’idée, si je suis sélectionné, que s’il n’en reste qu’un, je serais celui-là. » Sa posture est sans ambiguité, et il sait déjà qu’il sera alors très vite au centre de ce combat où oscillent respect et haine. A Koh-Lanta, toutes les saisons l’ont prouvé: la compétition pour des motifs réels a généré le conflit entre les groupes. Tous en clône de James Bond avec le permis d’éliminer. En esprit militaire commando. En mission de survie. Avec une interaction compétitive qui se traduit par un effet discriminatoire. Autrement dit, mieux vaut être blindé, et laisser l’affectif en France. « Je suis prêt, prêt à montrer mes capacités de résistance. Physiquement, je suis apte. Je suis endurant. Moralement, je suis paré aussi. Lors de la dernière édition, en regardant les candidats, je me suis souvent mis à leurs places. Pour moi, le bon exemple est Moundir, mais j’enleverais ses sautes d’humeur. Et justement à moi de bien doser maîtrise et jeunesse en restant toujours concentré et méfiant. »
En effet analyser le groupe, anticiper l’émergence des trahisons et bien masquer sa stratégie sont des atouts majeurs pour la victoire à Koh-Lanta, souvent bien plus que les aptitudes sportives et l’instinct de survie. « A moi maintenant d’attendre la réponse de la sélection après le 10 octobre. » Et peut-être de ne jamais entendre un soir sur TF1 Denis Brognart prononcer à son égard la sentence irrévocable: « L’aventure s’arrête ici. »

Laurent Conreur


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