
Jean Dieuzaide a immortalisé Toulouse avec ses clichés uniques, mais aussi entre autres personnalités ou anonymes, Salvador Dali. Le Dieuzaide mérite vraiment un Lieu Zaide à Toulouse pour inscrire son oeuvre au patrimoine toulousain de l’art et de la culture.
Même Salvador Dali s’est laissé séduire par Jean Dieuzaide.
Arrêts sur images. Immortaliser l’histoire. Et quelle histoire entre Toulouse et son photographe phare, sa lumière photo, Jean Dieuzaide. Si Toulouse aspire, avec la volonté affichée de Jean-Luc Moudenc, de figurer au nom de ville au patrimoine de l’Unesco, mieux vaut mettre tous ses atouts patrimoniaux dans son zoom visuel. Alors oui Jean Dieuzaide et le projet toujours défendu par la mairie actuelle du Lieu Zaide, véritable musée unique du travail du photographe, malheureusement laissé dans la chambre noire par l’ancienne municipalité qui n’avait pas le flash pour cet espace.
Jean Dieuzaide, fils de famille modeste mis dans le bain de l’argentique par son paternel, se fait tout d’abord un prenom « Yan » en figeant des personnalités un peu avant la seconde guerre mondiale. Et notamment le Général de Gaulle lors de sa venue dans la Ville rose. C’est avec sa série sur Dali, et notamment la photo dans la Méditerrannée où Avida Dollars a été flashé dans cinquante centimètres d’eau, qu’il touche le Graal de l’art sur papier rendu avec le Prix Niépce en 1955, puis ensuite avec le Prix Nadar en 1961. Des clichés uniques sur Toulouse, créateur et’animateur à Toulouse de la Galerie municipale du Château d’eau, première galerie permanente de photographie en France, Jean Dieuzaide le Dieu Zaide mérite vraiment un Lieu Zaide pour inscrire dans la postérité l’oeuvre d’un des papes du noir et blanc. « C’est un sujet majeur, un élément symbole de Toulouse, que nous allons essayer d’aboutir au plus vite » confiait, confiant, Francis Grass, adjoint à la culture.
DANS L’ANCIEN CONSERVATOIRE OCCITAN
A quelques encablures du Château d’Eau, le Lieu Zaide va élire domicile dans l’ancien conservatoire occitan, à côté du musée de l’Affiche, place Saint Cyprien. Dans une aire qui respire l’air de Toulouse. « Les Dieuzaide aiment cet endroit, même s’il nous semble un peu exigu. » Michel Dieuzaide, le fils du maître, désireux de mettre à la vue de tous les ouvrages de son père, prêche pour cette installation en cette zone: « Au rez-de-chaussée, on trouvera la bibliothèque et le lieu d’expos. A l’étage, il y aura les archives. Je suis content que la volonté de l’actuelle mairie ne se soit pas émoussée » précisait-il, il y a peu.
Même si la date d’ouverture du Lieu Zaide n’est pas encore arrêtée, car la mairie devra tourner son objectif sur l’acquisition du fonds et respecter les normes handicapées, il tarde à la famille Dieuzaide et aux amoureux d’un flash avec l’artiste que le paradis du Dieuzaide soit ouvert aux terriens.
Laurent Conreur
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