A quinze jours de la reprise du Top 14, Ugo Mola, le nouvel entraîneur principal du Stade Toulousain, est heureux de constater « qu’au Stade, cette volonté d’innover et cette haine viscérale de la défaite n’ont pas changé depuis que j’ai quitté le club. »
L’attitude est posée, le propos mesuré. Ugo Mola, le nouvel entraîneur principal du Stade Toulousain, successeur de « l’omnititré » Guy Novès, est bien dans ses crampons. A l’heure de la collation avant le match amical contre Oyonnax à Agde, le sage natif de Sainte-Foy-la-Grande digère bien sa prise de fonction. A quinze jours de la reprise du championnat, l’ancien trois-quart couteau suisse de 1990 à 1996 de la boutique de luxe « rouge et noire » est satisfait de constater que le Stade Toulousain est toujours animé par ce désire d’innovation et cette haine viscérale de la défaite. Petit tour vérité dans les vestiaires.
Après votre prise de fonction, comment analysez-vous votre situation?
Je dirais sans forfanterie que tout va bien. La préparation s’est très bien déroulée. Nous avons ici au Stade un outil interessant pour mener un projet d’envergure. Evidemment, en début de championnat, et ce sont les aléas de tous les entraîneurs, nouveaux ou rodés à un club, on est bercé entre inquiétudes et réalisme.
Vous parlez de potentiel, vous estimez-vous assez armés?
Bien sûr que l’on aimerait plus de tout, plus de joueurs de valeurs, mais je pense que je ne peux pas me plaindre.
Comment fonctionne votre association avec Fabien Pelous? Une préoccupation de tous les supporters stadistes.
Pour le mieux. C’est vrai qu’elle focalise l’attention. Fabien, il est pour tout le staff un support primordial pour les questions institutionelles et administratives. De tout façon, le plus important est la meilleure gestion possible de tout le staff. Nous devons apprendre à fonctionner ensemble. A rendre tous nos réflexes communs, à progresser et à innover de concert.
« ON A ETE TRES EXIGEANTS AVEC LES JOUEURS, LIMITE PARFOIS MEME »
A quinze jours de la reprise du championnat, comment est votre groupe?
Depuis la reprise de l’entrainement, nous avons imposé un gros travail physique, intense, très intense même. On a été très exigeants, limite parfois même. On a poussé les organismes.
Le premier match amical contre le Racing vous a rassuré?
Oui sur le plan physique. Sur le plan tactique, il y a encore des ajustements à faire, en trouvant plus de profondeur notamment. Après ce match, et avant celui de ce soir contre Oyonnax, nous avons encore soumis les joueurs à une semaine chargée. Car, les quatre premiers matches à venir, sans les internationaux, pourraient se jouer sur le physique.
Ces quatre rencontres seront votre premier écueil?
Tout à fait, car nous faisons partie des clubs amoindris par la Coupe du Monde, pas le plus, mais amoindri tout de même. Et donc, ces premiers résultats catalyseront la suite. J’avoue que je suis optimiste, car j’ai constaté que les valeurs étaient vraiment en place. Les jeunes ont intégré le vestiaire. Sept d’entre eux durant ces quatre matches font partie du groupe pro. On verra ensuite, en fonction de leurs investissements et de leurs performances, avec le retour des internationaux, s’ils demeurent en pros ou poursuivent leur progression avec les Espoirs.
Ugo, pouvez-vous nous dire ce qui n’a pas changé et ce qui a changé au Stade depuis que vous en êtes parti?
Ce qui n’a pas changé, c’est l’état d’esprit général: ce club est animé par l’innovation et cultive une haine viscérale de la défaite. Le match amical contre le Racing l’a prouvé où même les jeunes ont refusé de perdre. Ce qui a changé, c’est le professionnalisme, les structures, mais toutefois, il reste cette envie de prouver que le staff toulousain est compétitif.
Propos recueillis par Laurent Conreur
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