
La barbe, c’est au poil. Le cyclisme s’immisce dans cette échappée du look cette année sur la Grande Boucle, et c’est le barbier toulousain, Hervé Boissebot, qui a pris la roue de cette fortune, en devenant le barbier officiel du Tour de France 2015.
La barbe, c’est au poil. La preuve, nos si chers pompiers vont avoir droit de la porter, mais taillée à l’impeccable. Dans le monde du sport aussi, c’est « in » aussi. Surtout qu’en on y associe les rouflaquettes, version seventies baba cool et rock’n'roll floydien psychédélique, à la JPR Williams, l’arrière fantasque du XV de Galles, ou à la George Best, l’Irlandais rebelle du Manchester United alcool et petites pépées. N’est ce pas Maxime Médard, l’arrière international du Stade Toulousain, qui a son barbier attitré dans la Ville rose, Hervé Boissebot, du salon rétro-vintage « O Cofador ». Tout comme son compère du Stade, Romain Milo-Chlusky, ou le soldat poilu des Fenix Handball, Miha Zvizej.
IL A BATTU AU SPRINT DEUX BARBIERS PARISIENS
Le cyclisme s’immisce dans cette échappée du look cette année sur la Grande Boucle, et c’est le barbier toulousain qui a pris la roue de cette fortune, en devenant le barbier officiel du Tour. « J’étais en balance avec deux autres barbiers parisiens. C’est super qu’un barbier de province soit sélectionné. Je pense que ma passion du vélo a joué en ma faveur. Avant que j’ouvre mon salon, je roulais souvent quatre fois par semaine » confait heureux l’homme pile poil, avant de rejoindre Utrecht au premier village départ du Tour.
Et depuis, tous les matins, rasoirs au guidon aux villages départs, Hervé Boissebot place les coureurs désireux de se faire une beauté sur la selle de son fauteuil, ou un membre de leur staff. Pour courir avec élégance pour les amoureux de la pilosité au dandysme « Brigades du Tigre ». Outre les barbus purs, Hervé Boissebot bichonne aussi les métrosexuels en cuissard et leur barbe de trois jours à entretenir. « Il y a aussi les coupes de cheveux. Mais là, c’est souvent crâne rasé, mais aussi tous les styles. Mais avec le casque, les coureurs sont moins soucieux de leur coupe que d’autres sportifs».
Le but de son Tour à lui, c’est de jouer un bon tour à son métier. Qu’il remporte le maillot de la combativité d’un vrai savoir-faire: « Raser et tailler une barbe, cela ne s’improvise pas. Barbier, c’est un vrai métier. Je refuse que la profession soit galvaudée ».
En baroudeur élégant, Hervé Boissebot mérite une échappée belle.
Laurent Conreur
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