Ecarté du sommet franco-chinois jeudi dernier sur ses terres toulousaines et malgré son statut de Président de Toulouse Métropole, alors que le développement économique et l’attractivité du territoire sont les vecteurs liants, et malgré son rôle dans l’impeccable organisation, « J’en ai pris acte et n’ai pas déclenché de polémique. Pour autant, sachez que je considère l’attitude gouvernementale comme mesquine et inappropriée », Jean-Luc Moudenc repart demain au combat, après ce croche-pied mesquin délivré par Manuel Valls and Co. Avec sur les rails la 3e ligne de métro. Son chantier phare sur deux mandats. Demain, le Maire-Président réunit le premier comité de pilotage partenarial pour ce projet Toulouse Aerospace Express. A la table des négociations, s’assieront tous les acteurs privés et publics, potentiels financeurs, de ce métro dont l’enveloppe s’élève à 1,7 milliards d’euros. Avec par ordre d’apparition: l’État, le conseil départemental, le conseil régional, la Métropole, Tisséo SMTC, la Chambre de commerce et d’industrie, l’aéroport Toulouse Blagnac, et Airbus. Avec chacun son avis, ses jugements et ses préjugés.
LE PROLONGEMENT DE LA LIGNE B COMME ARBITRE
Un sommet transport que Jean-Luc Moudenc veut piloter pour donner un véritable envol à sa stratégie politique constructive, et ainsi clouer le bec aux sceptiques. Avec au premier rang des « inconvaincus » le nouveau Président du conseil départemental, Georges Méric, qui promet de ne lâcher aucun kopek sur cette 3e ligne du métro, tant que des garanties solides ne seront pas affirmées sur le prolongement le ligne B à Labège (NDRL: un projet validé par Pierre Cohen à l’époque de son mandat municipal à Ramonville et rejeté quand il fut maire de Toulouse. A ne pas occulter). Assis sur le même banc des requêtes le nouveau Président du Sicoval, Jacques Oberti, après la démission de Claude Ducert.
Comme quoi, dans le wagon de ce métro devant relier le sud-est de Toulouse à Montaudran où doit aussi sortir de terre le musée Mémoire de l’Aéropostale au centre névralgique de l’aéronautique de l’ouest toulousain à horizon 2025, tout le monde ne va pas valider le même ticket de décisions. Il n’en reste que Jean-Luc Moudenc doit tenir fermement le manche afin de présenter le tracé définitif en cette fin d’année. « J’avais lancé le prolongement de la Ligne B en 2006 pour une mise en service en 2013. Mais cela a été stoppé en septembre 2008 par Pierre Cohen. Aujourd’hui pour Labège vaut-il mieux être desservi par le PLB en 2021 ou attendre 2024 pour que cette zone soit reliée directement par une troisième ligne de métro à la gare LGV, à l’aéroport et à Airbus ? Pour moi, la 3e ligne de métro est une priorité et elle verra le jour. »
Y’a un pilote dans le métro.
Laurent Conreur
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