Politique & Société

Jonathan Sandler, un square à sa mémoire pour plus jamais cela

Un square au nom de Jonathan Sandler, victime avec deux de ses enfants de l’horreur antisémite en mars 2012 à Toulouse, a été inauguré à Versailles où son père Samuel a présidé la communauté juive. Pour plus jamais cela. Malheureusement depuis l’abomination de Toulouse et Montauban, la profonde inhumanité islamo-nazie se perpétue.

Toulouse mars 2012. La plaie suinte toujours de douleurs. On n’oublie rien de rien, on s’habitue. On s’habitue à l’horreur d’un martyre, avec la colère toujours vive. Assassinés de sang-froid par un barbare parce que juifs. Comme il avait froidement abattus trois militaires à Montauban, Imad Ibn Ziaten, Abel Chennouf et Mohamed Legouad. Jonathan Sandler, et ses deux enfants, Arieh et Gabriel, mais aussi une autre enfant Myriam Monsonego, subissaient, en ce 19 mars 2012 de sinistre mémoire, la folie meurtrière d’un terroriste abject, au sein de l’école Ozar Hatorah. Samuel Sandler, le père de l’enseignant et rabbin de l’école toulousaine, homme de paix et de lumière, était frappé, comme tous les citoyens de sens et d’éthique, de stupeur, d’indignation, par ces actes d’une inhumanité profonde.
Pour rendre hommage à son fils, le square Jonathan Sandler a été inauguré à Versailles par le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve. Pour que Jonathan Sandler, « cet arbre de Judée planté dans la forêt française », comme aimait se définir Albert Cohen, symbolise qu’en France quand on attaque la communauté juive, c’est la République et ses valeurs que l’on agresse.
Après Toulouse et Montauban, il y eut pourtant le Musée Juif de Bruxelles et les quatre victimes tombées sous les balles d’un djihadiste de retour de Syrie. Puis janvier 2015, l’immonde à Paris et Montrouge, les assassinats de Charlie Hebdo et de l’hyper cascher, encore une fois pour certaines victimes, tués par des islamo-nazis parce que juifs. Puis la semaine dernière l’innommable de la décapitation dans l’Isère. « On pensait qu’après Toulouse, il n’y aurait rien. Mais ce n’était qu’un début » déplorait Samuel Sandler, lors de l’inauguration du square.
Malgré les leçons de l’histoire, les sursauts d’antisémitisme sont là, comme la peste, pour rappeler que la vieille haine des juifs n’a pas disparu. Et qu’au moindre prétexte fallacieux, elle resurgit comme un hydre à plusieurs têtes de haine. Et pourtant, quand l’Europe libérée découvrit avec effroi l’horreur des camps de la mort, nos pères se levèrent comme un seul homme pour dire plus jamais cela, pour assurer que plus jamais ce crime contre notre humanité ne pouvait se perpétuer…
Et bien non…On n’éradique pas la peste comme cela.

Laurent Conreur


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