Ce n’est pas la Garonne qui prend l’homme, c’est l’homme qui prend la Garonne. En paraphrasant le chanteur énervé qui, d’ailleurs, relargue les amarres dans l’océan de la chanson après un gros creux de la vague, volonté est de mettre à l’eau le projet d’envergure naviguant au nom de Grand Parc Garonne. Un vaste chantier de revalorisation du fleuve qui prend en cet été le premier sillon des réalisations pour arriver à bon port final en 2020 ou plus. Avec comme étendard sur la grande voile, la mise en valeur dans le sillage de la Garonne du patrimoine historique et naturel toulousain. Pour faire voguer ce navire, la Métropole a injecté un budget de 28,7 millions d’euros.
Un grand serpent de 32 kilomètres va s’enrouler autour de sept communes de la Métropole: Toulouse, Blagnac, Beauzelle, Fenouillet, Seilh, Gagnac-sur-Garonne et Saint-Jory. Avec au coeur de ce choeur de chantiers, le poumon vert de Toulouse et les 300 hectares de l’Île du Ramier. Un poumon qui ne trouvera que sa pleine respiration avec la ventillation du Parc des Expositions vers Aussonne.
Ce mercredi, Jean-Luc Moudenc, accompagné du maire de quartier de Ginestous, Olivier Arsac, lèvera le voile sur le premier pôle de ce parc: le parcours découverte Ginestous-Sesquières pour les piétons et les cyclistes avec accès pour les handicapés, une des priorités de la municipalité étant de dé-stigmatiser tous les handicaps.
Dans le projet général, Jean-Luc Moudenc, Président de la Métropole, a tout validé en concertation et en toute transparence avec les usagers de la Garonne, les clubs sportifs, la batellerie et les restaurateurs, et aussi dans un panorama s’articulant autour des travaux d’urbanisme pilotés par l’architecte catalan Joan Busquets. Avec comme ligne directrice, la mise en exergue de la beauté et du charme des berges, des quais et des ports historiques de Toulouse. Avec comme mission, sortir l’atout Toulouse pour être classé au patrimoine mondial de l’Unesco.
UNE GUINGUETTE ANNEES 50 QUAI DE TOUNIS
Ce projet Garonne, outre le parcours révélé demain, va voir accoster, du 18 juillet au 13 septembre, quai de Tounis une guinguette estivale flottante dans l’âme fifteen bord de Marne exploitée par « La Compagnie Française » du gang Chérubin, Bouscatel, Lacassagne et Lapeyre.
L’an prochain, devraient être livrés la place Saint-Pierre version marine, mais aussi un Port de la Daurade relooké par des plantations et un sol refait, et un parcours santé à Saint-Michel et Empalot.
En 2017, le tour aquatique de la Garonne dévoilera de nouvelles étapes entre Toulouse, Blagnac, Sesquières et Ginestous. Le Port Viguerie se refera une beauté avec la suppression du parking. 2018 sera concentrée sur la mise en valeur de la Garonnette et l’arrivée de sites de promenades au quai de la Chaussée et sur la digue de l’avenue de Muret. C’est en 2019, que le poumon vert du Ramier sera perfusé pour se donner un souffle porteur avec une revalorisation du site avec l’aménagement des berges, la mise en service de navettes fluviales et d’une passerelle pour l’Emulation Nautique.
Comme quoi, l’homme a bien raison de prendre la Garonne pour une transat dans les eaux douces d’une patrimoine toulousain.
Laurent Conreur
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