Sports & Loisirs

Handball: avec Phillippe Gardent, dit « Boule », le Fenix ne veut pas la perdre…

Philippe Dallard, le Président du Fenix, voulait un manager qui oeuvre pour le développement du club en assurant sa stabilité. Il l’a trouvé avec l’ancien Barjot, triple champion en titre avec le PSG, Philippe Gardent. Avec « Boule », le Fenix ne veut pas la perdre…

Mettre une fonction dans une case, c’est chose assez aisée. Y adjoindre un nom adéquat, idéal en face, c’est réalisation plus compliquée. Phillippe Dallard, le président du Fenix handball de Toulouse, a répondu, après réflexions, à la première mission en avouant son besoin d’un manager général, sur lequel poser son épaule, pour oeuvrer sur le développement du club en assurant sa stabilité. Trouver l’homme en phase avec cette requête s’avère souvent un autre match. « Dans un premier temps, ce rôle aurait pu être dévolu à Jérôme Fernandez, mais il a choisi une autre destination (NDLR: Aix-en-Provence). Mais j’ai maintenu cette option dans l’organisation du club, me rendant bien compte que nous avons pas réussi à atteindre cette saison les objectifs fixés. »

« ARRETER DE SE FAIRE PEUR »
Pour taper dans le mille, fallait-il encore trouver le tireur d’élite? Les noms ne courent pas les parquets. Sauf celui de Philippe Gardent, le pivot massif des Barjots, reconverti coach et triple tenant du titre avec le PSG. Du lourd toutefois. Car on n’attire pas de la capitale au Capitole un tel calibre. « Philippe avait besoin d’un nouveau challenge. Avec Philippe, on a les mêmes sensibilités, sur des valeurs de partage, d’humilité et de travail. Nous nous sommes vus plusieurs fois car nous avons des relations en commun. Le projet toulousain lui plaît depuis le début. Il a validé le fait de rejoindre notre projet » assurait le président du Fenix, le soir de cette signature marquante après la dernière journée de championnat. Et de poursuivre dans une euphorie légitime mais contenue:  » Le Fenix avait besoin d’un manager légitime. Philippe Gardent est champion de France en titre, il est reconnu par ses pairs. Pour nous, il est l’homme de la situation. » Philippe Gardent captait la balle de la proposition au bond avec allégorie: « L’objectif est de pérenniser le club en première division en arrêtant de se faire peur. L’essentiel sera de stabiliser ce groupe en ayant des certitudes qui nous permettront à terme de pouvoir placer un coup d’accélérateur. Le potentiel est intéressant, susceptible de se hisser plus haut dans la hiérarchie hexagonale. Un des axes de travail sera cette constance à trouver. »
Exit Toni Garcia, un an après son arrivée, Philippe Gardent sera secondé dans sa mission par Daniel Andjelkovic, dans une posture d’adjoint-joueur. Avec 100% de la gestion sportive, de l’équipe fanion à d’autres unités sportives, avec une active intervention au projet économique de club et à son évolution.

ASSURER A DOMICILE ET SEDUIRE
Avec trois nouvelles recrues, les Espagnols Alvaro Ruiz Sanchez et Luis Felipe Jimenez Reina, le Monténégrin Vasko Sevaljevic, et la prolongation du contrat du joker médical, le Macédonien Goce Georgievski, Philippe Gardent semble avoir les atouts pour répondre aux aspirations du Président: assurer à domicile, séduire par le jeu, et refouler la mise en péril comme cette année. C’est en ces mots que l’ex-gourou de Chambéry devrait se présenter demain lors de la présentation officielle. Avec « Boule », le Fenix ne devrait pas la perdre…

Laurent Conreur


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