Les bus de Tisséo à l’arrêt pour une grève qui se prolonge. La raison; une demande d’augmentation des salaires qui ont, sous Cohen, été augmenté de 20%. François Chollet, président du Groupe Toulouse Ensemble, adhère à la colère générale des usagers: « Stop à la prise d’otage des usagers par les grévistes. »
Ce matin, au Jardin des Plantes à Toulouse, une usagère des transports en commun pour se rendre à son travail, déterrait la hache de la colère: « J’en ai plus que ras-le-bol de cette grève de Tisséo. Je suis obligée d’aller à mon boulot à pied et de partir bien plus tôt. Cela fait un trop long moment que cela dure. C’est insupportable, cat si je perds mon travail à cause de retards répétés, ce ne sont pas ces gens-là qui vont venir m’aider. Les grévistes de Tisséo, tous bien mieux payés que moi, sont des preneurs d’otages, des preneurs d’otages des petites gens. Ce sont des des égoïstes. Car bus ou pas, moi, je paye quand même ma carte. »
« LES SALAIRES ONT AUGMENTE DE 20% ALORS QUE L’INFLATION EST DE 6% »
Ce vaste mouvement de colère se répand comme une épaisse trainée de poudre explosive dans la Ville rose. Et les élus de la majorité reprennent dans le même tempo le « ça suffit » de la population, en apportant tout leur soutien à la direction de Tisséo qui se refuse de céder aux agmentations de salaire réclamées par les employés grévistes. Une requête essuyant le refus qui induit cette grève depuis des mois. « Une grève qui provoque à juste raison la colère des usagers » ajoute François Chollet, le président du Groupe Toulouse Ensemble, pool des élus majoritaires autour de Jean-Luc Moudenc. Et d’argumenter chiffres à l’appui l’infondé de cette demande: « Les salaires des agents de Tisséo ont déjà augmenté de 20% de 2009 à 2013, durant la présidence de Pierre Cohen à Tisséo, alors que l’inflation a été sur la même période de 6%, sans compter certaines primes supplémentaires. »
François Chollet évoque aussi le contexte général en cette période économique tendue, où des efforts sont demandés tant aux Toulousains qu’à la collectivité: « Aujourd’hui, à l’heure où nous demandons des efforts à tous les Toulousains, il est nécessaire de maîtriser les coûts de fonctionnement de Tisséo qui ont augmenté de 7% par an sous le mandat de Pierre Cohen. A l’instar de la Ville de Toulouse et de Toulouse Métropole, nous sommes favorables à une gestion rigoureuse et courageuse du budget de Tisséo en évitant les dérapages dans les dépenses de fonctionnement qui inévitablement pèseraient sur les Toulousains. »
En conclusion, l’adjoint au maire musclait ses propos: « Il est intolérable qu’une poignée de grévistes prennent en otage l’ensemble des usagers, ceux qui se rendent chaque jour à leur travail, et notamment en période d’examens, les étudiants. »
Ils sont pléthore à souhaiter que les bus embrayent sur la fin de la grève…
Laurent Conreur
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