Il a un regard diagnostic sur la cuisine « haute couture ». Logique pour cet homme tombé dans les fourneaux à 20 ans après des études de médecine. Comme on dit dans la grande famille du serment d’Hippocrate, Michel Sarran est un grand patron dans le monde du savoir mitonner. Avec lui, point de réchauffé, que du frais, du savoureux et du raffiné sans adjuvant de synthèse. Mieux vaut avoir avec lui l’appétit mesuré qu’une gourmandise boulimique, surtout depuis que les medias, TV surtout, font de la cuisine un plat de résistance sur leur carte d’audience. Michel Sarran taillait au début du buzz TV-cuisine dans la bavette: « La médiatisation du métier, il y a du positif et du négatif. Après il ne faut pas nier que notre métier était sous médiatisé et tant mieux s’il l’est plus aujourd’hui. On avait du retard. Les émissions culinaires existaient avant, mais sans le sensationnel d’aujourd’hui, avec plus de recettes expliquées dans le détail. » Et depuis, il a goûté au show. Depuis la nouvelle formule de Top Chef, la complicité du chef toulousain avec Philippe Etchebest pède dans la casserole du succès de la sixième saison du programme. Et pourtant, Michel Sarran pourrait bien rendre son tablier de jury. « C’est pas simple quand même, j’ai quelques activités (…) Top Chef m’a pris beaucoup de temps. C’est à peu près trois mois en tout, il faut les caser »,souligne Michel Sarran avant de préciser « avoir été un peu asphyxié » de propositions depuis la diffusion de l’émission. C’est une accumulation de choses qui font que bon, les journées, c’est 24 heures… Je suis arrivé à la fin de la diffusion de l’émission sur les rotules », insiste Michel Sarran.
Laurent Conreur
META AREA /META AREA
