De l’indécence ou quand un journal s’autorise des dérapages mensongers. Dans la solennité et le recueillement, la Ville de Toulouse rendait un hommage conséquent à Dominique Baudis, son maire légendaire, avant-hier, jour de son anniversaire, et un peu plus d’un an après sa triste disparition, en dévoilant par son successeur Jean-Luc Moudenc, son buste en bronze, cours Henri IV au Capitole. Le « grand quotidien » régional, « La Dépêche du Midi », toujours prompt face aux événements, couvrait en professionnel cette cérémonie. Avec un seul oeil apparemment. Car dans son compte-rendu, le journal qui « renseigne vite et bien », selon son adage, se jouait d’une belle bourde. D’un mensonge éhonté. Pour faire du buzz? Pour se venger? Déjà le titre du papier, « Inauguration du buste: Baudis sans famille, au Capitole », préfigurait d’une certaine calomnie, dont Dominique Baudis a été plus que victime dans la sinistre « Affaire Allègre ». Que dire d’une partie du texte en version originale: » Une filiation revendiquée, qui n’a pas l’air d’être du goût de la famille de Dominique Baudis, étrangement absente de cet hommage. Ni sa mère, ni Isabel son épouse, ni sa fille Florence, n‘étaient présentes au milieu de la foule. Un nouveau signe des rapports très froids que les proches de Dominique Baudis entretiennent avec son successeur en politique et au Capitole. » Sachez messieurs les censeurs, que premièrement le fille de Dominique Baudis, Florence, était bien présente au cours de ce moment hommage. Et que pire que tout, signifier que la mère de l’ancien maire n’était pas sur les lieux dépasse tout simplement l’entendement, car la maman de Dominique Baudis est décédée il y a quelques semaines. Lamentable. Et ce d’autant plus que la plume de ce journal se permet même un jugement en considérant en son âme…et quelle conscience, que ces absences, qui n’en étaient pas, étaient dues aux rapports froids entretenus par la famille Baudis et Jean-Luc Moudenc. Comment cela se nomme?
Alors, en catimini, sans reconnaître ses fautes, le journal dans son édition de ce jeudi, dans un petit entrefilet, évoquant la future exposition photos de Dominique Baudis, alors journaliste au Liban, a conclu son petit papier en mentionnant, la fleur au fusil, que Florence Baudis assistait au dévoilement du buste de son père. Sans plus. Juste petitement.
Laurent Conreur
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