Politique & Société

Future grande région: le Capitole en lettres capitales

Selon des fuites venant de l'Elysée, Toulouse aurait les faveurs contre Montpellier pour devenir capitale de la future grande Région. D'ici 15 jours, les noms seront sur les bureaux du Conseil des ministres. Concernant les candidatures à la présidence, c'est encore l'incertitude.

Selon les fuites émanant des fissures de l’Elysée, Toulouse remporterait le match de la capitale de la future grand région fusion de Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon contre Montpellier. Entre les poids des deux préfectures sur la balance du choix de la nomination des 13 futures places fortes des régions de France, la balance pencherait largement vers le Capitole, avant que la liste n’arrive sur les bureaux du conseil des ministres d’ici une quinzaine de jours.
Chez nos voisins aquitains et Poitou-Charentes, le combat serait déjà joué, tant Bordeaux écrase en popularité, en pouvoir économique, administratif et touristique, son opposant Poitiers.
Certes à un peu plus de 8 mois des élections régionales, c’est un peu le flou politique. Car outre la désignation de la capitale, quid du nom de la future région? Quid de son drapeau? Quid de son hymne? Autant de sujets qui ont fait débats il y a quelques jours à Toulouse lors de séminaires de réfléxions autour de Jean-Luc Moudenc, le maire de Toulouse et Président de la Métropole. Concernant le nom, Occitanie recueillait de nombreuses adhésions parmi les propositions, Jean-Luc Moudenc pour sa part soumettait Midi-Occitan ou Languedoc-Pyrénées. Quoi qu’il en soit, rien n’est encore arrêté.

CANDIDATURE A LA PRESIDENCE: DISPARITES TERRITORIALES
Et que dire des candidatures à la présidence de Région? A gauche, au PS plus particulièrement, le nom de la sécrétaire d’Etat au Commerce Carole Delga associée au Président sortant du Languedoc-Roussillon, Damien Alary, a été validé. Mais Jean-Michel Baylet, avec son PRG qui pèse peu mais parle beaucoup, revendique à son allié PS une présidence dans une des 13 régions, et notamment en Midi-Pyrénées et Languedoc Roussillon avec en candidate annoncée la ministre du Logement, Sylvia Pinel.
A droite et au centre, ils sont dix à avoir officiellement postulé pour mener la liste d’union, avec une disparité criante entre les prétendants pyrénéens et les Languedociens. En Midi-Pyrénées, on trouve Elisabeth Pouchelon, conseillère régionale UMP, Philippe Calleja, Maire UMP de Saverdun, Jacques Thouroude, conseiller régional UMP, Jean-Luc Rivière, conseiller régional UDI, et trois candidatures qui se détachent, Bernard Carayon, maire UMP de Lavaur et ancien député, Philippe Bonnecarrère, ancien maire UDI d’Albi, président du Grand Albigeois et Dominique Reynié, politogue UMP. En Languedoc-Roussillon, ils ne sont que trois sur la grille de départ: Pierre Morel-A-Lhuissier, député UMP de la Lozère, Gérard Larrat, maire divers-droite de Carcassonne (Aude) et Stéphan Rossignol, maire UMP de la Grande-Motte (Hérault) et président du groupe UMP au conseil régional Languedoc-Roussillon. C’est ce dernier qui pèse le plus, et qui se présente comme l’outsider numéro 1, car il fera les plein des suffrages dans sa zone.
Tous seront entendus par 40 «grands élus» des deux régions. A l’issue de ces «oraux», ces électeurs triés sur le volet voteront le 25 avril. D’ici là, faites vos jeux….

Laurent Conreur


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