« La pire des souffrances, c’est celle que l’on ne peut pas partager. Et le malade cancéreux, le plus souvent, éprouve cette souffrance. Parce que malade, il ne peut partager avec son entourage l’angoisse qu’il ressent », analysait, avec solennité et réalisme, l’essayiste française, Louise Lambrichs, dans » Psychisme et cancer ». Un constat cru mais si réel. De fuir le malheur de peur qu’il ne sauve. Au sein de la clinique géante du cancer, l’Oncopole de Toulouse, où le public, le privé, la recherche, le soin et l’enseignement sont au chevet du malade, cette réalité n’est pas fuite. N’est pas feinte. A partir de mardi, un espace dédié, le premier dans le polymère médical et scientifique en Haute-Garonne, à la médiation et à la prise en charge du cancer, ouvrira ses portes humanistes et solidaires: le Cube.
Grâce aux efforts conjugués du programme de recherche Captor WP4 et l’Association Science Animation Midi-Pyrénées, associes coeur sur la pain avec le Comité Haute-Garonne de la Ligue contre le Cancer, le hall de l’Institut Universitaire du Cancer de l’Oncopole offre cet outil à destination des patients et de leurs aidants. Afin de faire toute transparence sur les thématiques liées au cancer, dans le but de concourir à une lutte ardue contre ce fléau, première cause de décès en France. Afin de livrer tous les informations sur la cancérogenèse, les axes de recherche fondamentale déployés sur le site de l’Oncopole, les stratégies thérapeutiques classiques et innovantes, et, l’accompagnement médical et associatif des patients. Saint-Exupéry répétait dans « Le Petit Prince », « Voici mon secret: il est simple: on ne voit bien qu’avec le coeur. L’essentiel est invisible pour les yeux. » Avec le Cube, la planète médicale veut ouvrir son coeur pour que rien ne soit invisible pour les patients et les leurs. Car comprendre, c’est le premier pas dans la course contre la maladie.
Laurent Conreur
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