La fin d’un règne. La fin d’une hégémonie. Le Tarn-et-Garonne de la famille Baylet n’est plus. Depuis 45 ans, la main radicale tenait avec poigne ce département. Evelyne-Jean Baylet de 1975 à 1985, son fils Jean-Michel Baylet depuis 1985 et jusqu’en 2015. Pourtant élu au premier tour des départementales dans son canton, le patron du groupe « ‘Dépêche du Midi » aurait pu candidater ce matin à sa propre succession à la présidence. Puis coup de théâtre en début de séance, ce sera niet. « Etonnant, non » aurait prononcé feu Pierre Desproges. Pas tant que cela finalement, car déjà démis de son poste de sénateur, Jean-Michel Baylet aurait senti le vent du boulet d’une seconde défaite consécutive, et aurait anticipé la défaite.
Avec 14 cantons sur 30 à égalité avec la droite, le sort de la majorité départementale tarn-et-garonnaise se jouait avec un binôme classé divers gauche, mais qui lui même s’affiche sans étiquette.
Au second tour, Christian Astruc, soutenue par Brigitte Barèges, qui avait clamé « qu’il n’y aurait pas de candidat UMP pour la présidence du département », battait 18 voix contre 12, Marie-Claude Nègre, palliant le forfait de Jean-Michel Baylet.
Dans le Tarn-et-Garonne, le changement, le grand chambardement, c’est maintenant.
L.C.
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