196 cas de djihadistes ont été signalés en Midi-Pyrénées eu cours des onze derniers mois, pour un total de 3142 en France. Seule la Creuse échappe à cette gangrène nationale.
Seule la Creuse échappe à la propagation du mal. Alarmant. Désarmant. Dans tous les autres départements dans l’hexagone et outre-mer, des candidats au djihad ont été signalés, avec ce chiffre effrayant de 3142 personnes lors des 11 derniers mois. Comme quoi l’assassin immonde au scooter de Toulouse et Montauban a fait des émules, la preuve avec les barbares de Charlie Hebdo, de Montrouge et de l’hyper casher. Et sur cette population animée par la haine, l’antisémitisme, le rejet des valeurs républicaines, 9% auraient rejoint la Syrie, selon l’étude officielle publié dans « Le Monde ». Si l’on affine un peu plus ces chiffres, on constate que 24% des personnes radicalisées touchent des mineurs, 35% des femmes et 40% des convertis à l’islam. Et plus ces radicalisés sont d’un jeune âge, plus ce sont des femmes et des convertis.
Alors pourquoi ce passage vers des milieux radicaux? Pierre N’Gahane, le préfet chargé du volet prévention du dispositif, assure dans les colonnes du « Monde » que « le phénomène de radicalisation n’a rien à voir avec la religion. Ce n’est pas un conversion à l’islam, mais au radicalisme, même pour les musulmans. » Selon son analyse, les radicalisés pour la majorité manifestent une situation d’échec, de pertes de repères, de rupture d’identité, et pourraient tout aussi bien rallier une secte, sombrer dans la drogue ou se suicider. Certes. Cette vulnérabilité ferait alors d’eux des proies faciles pour les laveurs de cerveaux radicaux. De ce fait avec cette béquille mentale, ces néo-radicalisés seraient prêts à tout. Le psychiatre Serge Hefez confirme justement dans « Le Monde » que « le discours du Djihad sépare le pur de l’impur, la vérité du complot. Des notions qui structureraient ces adolescents en crise identitaire. » D’où cette reconnaissance narcissique de s’imaginer tel le prophète Mahomet, qui comme le dit le Coran, est d’une origine modeste, a vécu la révélation, puis l’humiliation, puis la rupture, et enfin le retour en vainqueur.
196 CAS SIGNALES EN MIDI-PYRENEES SUR LES 11 DERNIERS MOIS
Alors où sévissent ces filières radicales? Au palmarès macabre, on trouve tout d’abord la région parisienne, suivi de Provence-Alpes-Côte d’Azur et de Rhône-Alpes. Midi-Pyrénées est un terreau moins fertile, mais c’est toujours trop, avec 6% des signalements pour 196 cas. Toulouse et la Haute-Garonne ont enregistré sur ces 11 derniers mois d’étude 65 signalements. Le dernier épisode de la vidéo propagande du Daesh avec l’enfant toulousain de 12 ans excécutant un arabe israélien suffit pour montrer que la gangrène est bien présente sur ce territoire pyrénéen, où l’Aveyron a enregistré 29 radicalisés et les Hautes-Pyrénées 25. L’Hérault voisin avec le cas Lunel définit 60 signalements, le Gard 65.
Le mal est là qui s’étend. Il faut l’éradiquer.
Laurent Conreur
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