
Depuis hier soir, Alain Casanova, aux manettes du TFC depuis sept ans, tourne le dos à son poste d’entraîneur, tout comme tout son staff. Olivier Sadran a nommé Dominique Arribagé avec comme adjoints Mika Debève et Teddy Richert. « Pour sauver le TFC ».
« Sauver le TFC ». C’est le mot d’ordre général lancé hier par Olivier Sadran, après l’annonce du divorce avec Alain Casanova, coach depuis sept ans, et de tout son staff technique, Thierry Uvenard son adjoint et Christophe Gardié, l’entraîneur des gardiens. Et leur substitution par le trio, par ordre de fonction, Dominique Arribagé, 43 ans, l’élégant ex-défenseur central de la maison violette et membre de la cellule de recutement, comme entraîneur, Mickaël Debève, 44 ans, son adjoint et ex-entraîneur de la réserve, et Teddy Richert, 40 ans, au service des gardiens après avoir entraîné les gardiens du centre de formation.
Alors que via les réseaux sociaux, les supporteurs toulousains réclamaient depuis longtemps la tête d’Alain Casanova, aux manettes d’une équipe au bord du précipice, 18e avec 29 points à neuf journées du couperet final, on n’espère pas guillotine, le Président Sadran n’avait pas envisagé le moins du monde en in le limogeage de son ami-entraîneur, « Complètement débile… » haranguait-il.
SEPARATION « A L’AIMABLE »
Alors pourquoi cette séparation » à l’aimable »? « Ce n’est pas un départ qui va se traiter devant les tribunaux. Ce n’est pas une démission car Alain n’est pas le genre à démissionner. Cette décision est le fruit d’une discussion » confie Olivier Sadran. Laquelle est née d’une dernière tentative…qui a échoué. « S’il ya un dernier électrochoc à tenter, c’est celui-ci » reconnaissait avec une louable honnêteté Alain Casanova, hier. « Cette décision intervient au bout d’une période difficile qui nous installe dans une position très délicate. On s’est rendu compte que l’on ne repartirait pas en L1 ensemble parce que c’est usant. A partir de ce moment-là, on en a tiré un constat, celui absolu et nécessaire de préparer notre futur en L1″ expliquait Olivier Sadran, lors de la conférencede presse de séparation. Des propos compréhensibles mais suspendus toutefois, car évoquer la L1 sans savoir si le TFC va y demeurer l’an prochain, plonge l’auditeur dans un certain flou….Et du président de poursuivre en misant sur une vision à long terme avec le nouveau trio: « C’est une décision de pérénnisation et de préparation pour la future saison en L1. Nous allons tout mettre en oeuvre pour que ce soit le cas. »
DOMINIQUE ARRIBAGE ETAIT DU SAUVETAGE DE 2008
Au sage Dominique Arribagé de relever ce defi d’urgentiste, car le TFC est malade. Un Dominique Arribagé qui n’est pas homme à fuir le diagnostic. Alors que préconise-t-il comme premiers soins avant le derby samedi contre Bordeaux? Tout d’abord en vrai gentleman, il rendait un hommage appuyé et sincère à son prédecesseur: « Il faut souligner sa loyauté, sa fidélité envers le club. Avec tout le travail qu’il a accompli, on ne peut rien lui reprocher. Le problème majeur d’une formation en difficultés comme la nôtre est de redonner la confiance aux joueurs en redéfinissant le rôle de chacun sur la pelouse. »
En 2008, Toulouse se trouvait dans une situation périlleuse du même acabit. Il y avait dans les rangs du TFC cette saison là un certain…Dominique Arribagé. Et le TFC avait assuré son maintien lors de la dernière journée.
Alors bis repetita. Le peuple du foot toulousain l’espère.
Laurent Conreur
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