
Pour marque de son empreinte sa prise à la tête de The Kooples, Sam Lambert a choisi la tête en sortant deux chapeaux de l’androgyne Kooples.
Avec l’arrivée de Sam Lambert au patron cette saison de la mode masculine de The Kooples, on peut torturer la traduction anglaise de « The Style Council », le band dandy élégant de Paul Weller l’ex-The Jam taillé dans les années 70-90 dans l’étoffe des Mods. Sam Lambert, tailleur, styliste, pointure du street style chic, c’est la garantie sans faux pli du conseil du style. Londonien de « first cry baby », parisien adopté depuis quelques mois, Sam Lambert, binôme du collectif Art Comes First, avec Shaka Meidoc, a cousu de fil en aiguille sa réputation dans « l’élégantsia » en oeuvrant avec le tailleur de Savile Row, Ozwald Boateng, en surfant style sur les planches avec Scott Schuman de Thesatorialist, ou en donnant le tempo du consulting à Kanye West. Les frères toulousains Elicha, Laurent, Alexandre et Raphaël ont accueilli chapeau haut cet habilleur toujours habillé des pieds…à la tête sous influence des tribus urbaines britanniques qui ont su tourner à leur profit un look classique pour en faire jaillir un look chic. Comme les mods justement, diminutif de « The modernists » bien nommés.
SOUS INFLUENCE DES MODS
Ces jeunes de l’East London lookés à la manière des aces, bien que plus working class, portaient le parka militaire pour protéger leur costume trois pièces du froid et pluvieux climat londonien (NDLR: The Kooples ont d’ailleurs, il y a deux collections précédentes, ouvert leurs portes à l’imagination de Pete Doherty, qui entre autres pièces, avait revivalisé le parka à capuche en kaki très clair). Sam Lambert, fan de l’allure de ces boys arborant leur Tonic Suit fabriqué sur mesure par le couturier du coin à partir des costards originaux portés par les stars rock-mod d’alors, The Who, The Kinks, a calqué à sa façon cette tendance pour ses premières productions The Kooples: « Ils se sont approprié les costumes trois-pièces en les portant de manière beaucoup plus ajustée que leurs pères » confie admiratif le nouveau directeur de la création du prêt-à-porter masculin de The Kooples. Comme eux, Sam Lambert fait de sa vie une oeuvre d’art permanente pour atteindre un ensemble d’idéaux esthétiques.
Pour marquer de son empreinte sa prise à la tête de The Kooples, Sam Lambert a choisi la tête, « Lors de mes premières conversations avec les frères Elicha, notre conversation a vité dérivé sur les chapeaux. » Le créateur s’est vite alors attaché à dessiner le chapeau tip-top de l’androgyne The Kooples. Les Art Comes First ont imaginé deux couvre-chefs, un Fedora et un Pork Pie, tous deux en feutre de laine doublé de cuir. Le Pork Pie, aux courbes rondes et ludiques, évoque le charme rétro d’un jazzman des caves new-yorkaises. Le Fedora, quant à lui, épouse le grand classique immuable, omniprésent sur les podiums de prêt-à-porter automne-hiver 2014-2015. Pour se prendre la tête sans céphalé avec le dandysme si hype de The Kooples.
Laurent Conreur
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