Cette réunion-débat a rénui plus de 400 personnes salle Osète à Toulouse.

Jean-Luc Moudenc et son adjoint à la sécurité, Olivier Arsac, ont rappelé que « durant le mandat municipal précédent, la sécurité n’était pas une priorité, et le discours tenu était très axé sur la prévention sociale. » Aujourd’hui, on en paye les effets contreproductifs.
La sécurité, un thème colonne vertébrale de la politique de Jean-Luc Moudenc. Le bien-être de tous les Toulousains en toute sécurité, un paradigme pour lequel il a été principalement élu maire de Toulouse. Et c’est dans ce souci de transparence et d’exposition de ce sujet ô combien sensible en cette période où la violence sévit dans la Ville rose, qu’Olivier Arsac, adjoint à la sécurité, entouré d’autres élus et du maire bien évidemment, a orchestré une réunion-débat, organisée par le groupe majoritaire « Toulouse Ensemble » présidé par François Chollet, en présence de plus de 400 personnes, militants, sympathisants mais aussi citadins pour qui la sécurité n’est ni de gauche, ni de droite, mais un respect républicain.
« POURQUOI BORDEAUX AVEC 200.000 HABITANTS DE MOINS A 300 POLICIERS NATIONAUX DE PLUS? »
Olivier Arsac, d’un pragmatisme absolu et sans langue de bois, a dressé un état des lieux, et a rappelé les actions promises et engagées et celles à venir. Il a, dans un premier temps, délivré une vérité avérée, en s’appuyant sur des faits concrets: « Durant le mandat municipal précédent, la sécurité n’était pas une priorité, et le discours tenu était très axé sur la prévention sociale. Il y avait un refus de voir la réalité en face. Et malheureusement, elle éclate aux grands jours aujourd’hui. Je ne comprends pas comment nous sommes dépourvus d’un effectif en policiers nationaux par rapport à l’étendue de Toulouse et sa population. Comment se fait-il, et je ne veux pas faire de politique, pour preuve, que des villes gouvernées par des socialistes, comme Montpellier ou Lyon, ont un contingent de policiers nationaux en rapport avec leur ville? Pourquoi Bordeaux compte 300 policiers de plus que Toulouse avec 200.000 habitants de moins? Parce que leurs élus ont fait des requêtes à l’Etat. Pierre Cohen, en six ans, n’a fait aucune demande. Et voilà, où nous en sommes aujourd’hui. » Olivier Arsac a également rappelé que l’installation de vidéo-protection, – « Vidéo-surveillance quand ce sont les gens de gauche qui en parlent » souriait-il-, de plus de 300 caméras aura bien lieu tout aun long de la mandature. Après une joute verbale appliquée et sans concession entre Olivier Arsac et des personnes dans le public, Jean-Luc Moudenc prenait le relais pour abonder dans le sens de son adjoint:.« Pierre Cohen n’a rien demandé préférant fermer les yeux, et par conséquent, l’Etat n’avait aucune raison de réaliser des efforts qu’on ne lui demandait pas. Et face à cette urgence, je me suis mobilisé de longue date. » Jean-Luc Moudenc réitérait les propos adressés au ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve en septembre dernier: « L’Etat fait beaucoup de choses, mais cela ne suffit pas. Il faut redoubler d’efforts. La ville de Toulouse ne doit pas être la seule à en produire. Nous allons doubler en deux ans et demi les effectifs de notre police municipale, comme cela a été promis aux Toulousains. L’Etat doit en faire de même en doublant à Toulouse le nombre de policiers nationaux. Je ne demande pas à la police municipale de faire le travail de la police nationale, ni l’inverse. On doit travailler ensemble. Avec le Préfet, nous réécrivons la convention en matière de sécurité. Je suis comme vous, j’aimerai que cela aille plus vite. Mais tout ne se fait malheureusement pas en un claquement de doigt. »
Pour répondre aux doléances du non-interventionisme des policiers municipaux dans certains faits divers, Jean-Luc Moudenc rappelait les responsabilités de chacun: « Quand il s’agit de cas d’insécurité lourde, le maire n’a pas la clé, et ne peut faire intervenir la police municipale. C’est l’Etat qui a le pouvoir de décision et d’action sur tout ce qui concerne le grand banditisme, le trafic de drogues, les cambriolages ou le fondamentalisme religieux. La mairie ne peut agir que sur ce qui participe au vivre ensemble. » Pas question pour autant de baisser les bras et de répéter un laxisme antérieur: « Nous allons plus nous investir sur la sécurité concernant la proximité, la tranquillité, et les invincibilités. Nous voulons soulager la police nationale de certains travaux, mais j’espère qu’en retour l’Etat s’engagera davantage sur son périmètre. Si les efforts sont fournis de part et d’autre, ils produiront une amélioration. » Ce que souhaite tout citoyen conscient que la prévention n’a conduit qu’à un échec.
Laurent Conreur
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