Après hier soir Palma Violets, et leur rock nerveux, à l’urgence des Clash, à la morgue des Libertines et à l’élégance dandy des Smiths, les Parquets Courts et leur flow qui braille, les incendiaires The Orwells et le soul rock’n'roll de Benjamin Booker, le festival « ’Les Inrocks Philips » livre ce soir au Bikini sa seconde partition déjantée avec un quartet zébré avec en majesté la gouaille cockney de Baxter Dury, fils du légendaire auteur de l’incontournable « Sex and drugs and rock’n'roll ».
Avant « the man of this night », le jeune Asgeir entraînera les ouailles « bikiniennes » entre extase et contemplation avec son folk aux extensions electro-électriques. Il y a en lui un clonage de Bon Iver et cette sensibilité à fleur de peau tânée. Dans le même jeu de feu et de glace, The Acid a trouvé place à la table. Une rage psychiatrique combinée à des beats cotonneux plonge l’auditeur dans une atmosphère surprenante qui mixent des sons et des sens.
Avec Nick Mulvey, on rentre dans une autre dimension, encore plus mondialiste. Avec son hit drôlement gourmand « Cucurucu », l’Anglais a été connu et reconnu, comme un héritier d’un croisement délicat de Piers Faccini et de Tom Waits. Son élégance ample et sucrée s’avère d’un charme discret mais à aimer.
Que dire de Baxter Dury, déjà vu au Bikini et déjà adopté. Qu’il a pris du coffre, fort. Même s’il aurait mérité reconnaissance appuyée dès son premier EP qui sortait de l’ordinaire banalité, « Len Parrot’s Memorial Lift ». Il a eu alors l’honneur de la critique avec « Happy Soup », un album truffé de caviars tubesques. Il assied définitivement sa notoriété désormais avec son dernier bébé bien nommé « It’s a pleasure ». On attend que ce soir sur scène, pour le plaisir, mais pas pour remercier Herbert, il donne ce plaisir.
Festival Les Inrocks Philips ce soir au Bikini à partir de 20h : Asgeir, The Acid, Nick Mulvey, Baxter Dury
Bikini, ParcTechnologique du Canal, rue Théodore Monod, Ramonville-Saint-Agne. Tel : 05 62 24 09 50
Laurent Conreur
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