
A l’appel de NPA 31, quelque 500 manifestants ont enfreint l’ordre du Préfet qui avait interdit samedi la manifestation samedi, au cours de laquelle deux membres des forces de l’ordre ont été blessés. Hier, 17 personnes étaient encore ne garde à vue.
« Ferme la boutique, ferme, ne cherche pas à savoir; » Valérie, une commercante du centre-ville, a fissa, baissé la rideau, samedi entre midi et deux heures, de son commerce, après l’appel d’un proche, la prévenant que la horde des manifestants à l’appel du Nouveau Parti anticapitaliste 31 allait débouler au centre-ville de Toulouse, enfreignant l’ordre d’interdiction de cette manifestation par le Préfet de Région. Sous la même bannière que la manifestion du 1er novembre – « Contre les violences policières » et la mort de l’écologiste Rémi Fraisse au barrage de Sivens- , au cours de laquelle des dégradations de commerce et d’établissements bancaires avaient eu lieu, tout comme des menaces faites aux personnes, quelque 500 manifestants ont pris d’assaut le centre de la ville. « On en a marre. 150 casseurs nous empêchent de travailler, et empêchent les Toulousains et les touristes de se promener dans la ville. Quand on part manifester avec des cagoules, des matraques et des bouteilles remplies d’acide, on part pour manifester? On défend des idées? » s’irritait, via les réseaux sociaux, Olivier Bouscatel, une des figures de la restauration et de la vie nocturne toulousaine.
17 PERSONNES EN GARDE A VUE HIER ENCORE
Samedi, un important dispositif de forces de l’ordre a contenu la manifestation jusqu’à la dispersion vers 19h30, au cours de laquelle des jeunes virulents cagoulés, masqués et casqués ont voulu en découdre avec l’autorité de l’Etat. Deux membres de force de l’ordre ont été blessés et des actes de vandalisme ont été perpétués. 21 personnes ont été interpellées pour les motifs suivants: le fait de participer à une manifestation interdite, ce qui est déjà un délit, mais aussi dissimulation de visage, provocation de violences contre les forces de l’ordre et dégradation de biens. 17 des manifestants arrêtés étaient encore en garde vue hier.
Le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc, qui avait appelé à la prudence si des Toulousains devaient rejoindre le centre-ville, félicitait les forces de l’ordre pour avoir contenu la manifestation: « Fort de l’expérience de ces trois manifestations en moins de 10 jours, les forces de l’ordre ont su contenir les manifestants, contribuant ainsi à préserver la sécurité des Toulousains. »
Concernant l’origine du prétexte des manifestants, le Général Favier, directeur de la gendarmerie nationale, assurait que le gendarme, qui a lancé la grenade offensive causant la mort de Rémi Fraisse, n’a pas commis de faute et qu’il a agi après les sommations d’usage.
Laurent Conreur
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