
Ca c’était avant. Matabiau au début du XXe siècle, mais qu’en sera-t-il à l’horizon 2024 après la métamorphose opérée par l’architecte catalan Joan Busquets?
L’ancien marché au boeuf Matabiau, « tuer le boeuf », a poussé sa corne en 1856 avec sa gare primitive pour construire ensuite son bâtiment voyageur entre 1903 et 1905, afin de rattraper son retard sur la révolution industrielle, car le maire d’alors Joseph de Villèle avait refusé le chemin de fer, préferant la diligence et le voie fluviale du Canal du Midi. Mais que restera t-il de cette configuration à l’horizon 2024 quand l’architecte catalan Joan Busquets aura métamorphosé la place pour en faire comme le proclame le maire Jean-Luc Moudenc, « Le plus important projet structurant de la région pour les vingt prochaines années. Avec l’arrivée de la ligne à grande vitesse et le lien à cette plateforme multimodale de la future troisième ligne de métro, Airbus-Saint-Martin-Labège-Astrium, (NDLR: le projet phare du nouveau maire de Toulouse estimé à 1,3 milliards d’euros), Matabiau va se hisser au rang de première porte d’entrée de Toulouse. » Tout le processus décisionnel devrait être mis sur les rails à la rentrée 2015 pour que ce quartier urbain devienne la carte de visite de la Ville rose. Un projet, qui actuellement, n’a toujours pas été estimé budgétairement, « Il doit doit logiquement faire l’objet d’un cofinancement de toutes les institutions, de la Métropole à l’Europe », précise justement le maire.
Après que l’urbaniste catalan ait révélé les secrets de ses travaux à Jean-Luc Moudenc, à quoi peut-on s’attendre de marquant dans ce quartier urbain novateur?
* Matabiau pourrait être pénétrée par une deuxième entrée côté Marengo en exploitant un passage que n’utilise actuellement que les employés de la SNCF. On pourrait aussi se rendre au bâtiment hsitorique de Marengo par des passerelles aériennes.
* On ne circulera plus en plein air devant la gare car un tunnel de circulation figurerait entre les allées Jean-Jaurès et le pont de Bonnefoy.
* Création de la « cité d’affaire » avec trois immeubles de bureau de grande hauteur à l’intersection de l’avenue de Lyon et du boulevard Semard.
* La circulation en souterrain assurerait la création d’une grande esplanade autour de la gare, de l’avenue de Lyon à Marengo.
* Avec l’arrivée de la LGV, le trafic devrait se densifier pour passer de 17 millions de pasaggers à plus du double. Une fréquentation qui nécéssiterait alors la création d’un nouvel hôtel dans la zone de Jean-Jaurès.
* 400 hectares dans ce périmètre vont être requalifiés avec la venue de la ligne TGV, où l’on devrait voir apparaître immeubles de bureaux, habitations (entre 5000 et 1000 logements) et des commerces.
Laurent Conreur
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