
14 points en 12 matches de Ligue 1 pour le TFC, et quatrième défaite consécutive pour les Toulousains hier soir à Bordeaux, c’est le pire bilan du coach Alain Casanova depuis sa prise de fonction en 2008.
Qu’y a-t-il de commun aujourd’hui entre le Stade Toulousain et le TFC? Avant d’essayer d’y répondre avec lucidité, il faut toutefois partir du postulat que les ambitions du Président Téféciste Olivier Sadran ne flirtent pas avec celles de son homologue d’ovalie René Bouscatel. Personne n’imagine dans la maison Rouge et Noire entendre de la part d’un joueur stadiste les mêmes confessions intimes du défenseur serbe du Tef, Uros Spajic, « On sait ce que l’on vaut, dans les six ou sept premiers, mais ça, il faut le prouver. » Au Stade Toulousain, des ambitions d’un tel calibre petit bras feraient un peu désordre, car elles signifieraient que le Stade vise seulement le maintien, et non pas une place dans le top 6 du Top 14, synonyme de qualification pour les phases finales. Quoi que, les turbulences des cinq défaites consécutives avant le retour tambour et trompettes avaient donné la migraine à Guy Novès et aux supporters stadistes en perte d’identité. Alors qu’y a-t-il de comparable? Tout simplement que le modeste TFC dans la course vers la torpeur prend tout simplement le relais de son illustre frère de sang toulousain. D’une navrante inconstance, après avoir pourtant refroidi le bouillant Chaudron de Geoffroy-Guichard à Saint-Etienne où peu d’écuries de première division iront cette saison chercher le Graal, le TFC vient d’enchaîner, chaîne aux pieds, quatre défaites consécutives, après le match perdu hier soir 2 à 1 contre les Girondins de Bordeaux, après avoir été saoulé mardi soir par ces mêmes Bordelais au Stadium, 3 à 1, en Coupe de la Ligue.
LE PIRE BILAN POUR CASANOVA
Au-delà d’un bilan comptable cahotique, 14 points en 12 journées, et une stressante 14e place à quatre points seulement des trois derniers reléguables, Lorient, Bastia et Evian TG, qui s’avère être le pire rendu par Alain Casanova, le coach téféciste, depuis sa prise de commande en 2008, le TFC affiche une défaillance défensive de 9 buts en quatre matches, mais surtout un état d’esprit assez inquiétant, et une motivation à géométrie variable de la part notamment des cadres de la maison violette, même s’il y a eu du mieux hier soir à Chaban-Delmas avec notamment un Etienne Didot, cerveau du milieu toulousain, qui a su redonner de la clairvoyance au jeu, mais pas assez pour amener du positif. Olivier Sadran avait tiré les oreilles mardi passé des joueurs en les placant chacun devant leurs responsabilités , va-t-il les leur tailler en pointe avant de recevoir le génant promu Metz samedi prochain, 7e du classement, qui prend un plaisir malin à bousculer tous les pronostics? Alors que doit faire le TFC pour ne pas sombrer dans la sinistrose? Tout simplement copier le Stade Toulousain à la lettre, qui a encore, samedi, prouver à Lyon que le malade n’était plus qu’imaginaire (Victoire 41-17 avec bonus offensif pour une cinquième consécutive). Un Stade qui ne crie pas victoire pour autant et ne se love pas dans la joie intense. Le sage Romain Milo-Chluski commentait modérato: « Il ne faut pas tomber dans le triomphalisme. » Des propos repris sur un pas par William Servat: « Les matches faciles n’existent pas. On a su serrer les dents pour que le bonus offensif ne nous échappe pas. »
Au TFC dorénavant de se soigner pour vaincre le virus dont a souffert le Stade, de crever l’abcès du doute, pour que la santé soit meilleure afin d’inverser la tendance et d’aligner les victoires. Comme le Stade.
Laurent Conreur
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