Politique & Société

Pierre-Yves Couilleau, nouveau Procureur de la République, épris « d’une justice adaptée à son temps »

Pierre-Yves Couilleau, nouveau Procureur de la République de Toulouse, a été intronisé hier dans la Grand'Chambre de la Cour d'Appel. Il promet d'œuvrer pour améliorer la réponse judicaire.

Une profonde solennité habitait hier en fin d’après-midi la Grand’Chambre de la Cour d’Appel du Tribunal de Grande Instance de Toulouse. Le conseil supérieur de la magistrature adoubait la nommination de Pierre-Yves Couilleau comme nouveau Procureur de la République de Toulouse. Ce haut magistrat prend donc le siège laissé vacant par Michel Valet, prévalant ses droits à la retraite. Devant le Préfet de Région, Pascal Mailhos, un parterre d’élus locaux et régionaux, dont Daniel Rougé adjoint aux affaires sociales et à la santé publique, représentant Jean-Luc Moudenc, le maire de Toulouse, les hautes autorités de la justice, de la gendarmerie, de l’armée et des religions, ce natif de Sorgues dans le Vaucluse, âgé de 55 ans, accueillait cette intronisation avec tous les us et coutumes dus au poste. Ce pur parquetier, ardent défenseur « d’une justice adaptée à son temps » et au dialogue avec tous les acteurs participant au bon déroulement des procédures, a débuté sa carrière sur le ressort de la cour d’appel de Bordeaux. En 2004, il ralliait la Chancellerie et Dominique Perben, alors ministre de la Justice. Lors de cette mission, en charge des affaires pénales, il a oeuvré au traitement en temps réel des procédures et sur les lois dites Perben 2, avec pour but des sanctions économiques à l’encontre des délinquants. Après avoir travaillé aux Antilles, il posait son cartable à Metz où son désir d’impulser des directives claires et ambitieuses trouvait écho, appuyant ainsi son identité de magistrat gros travailleur et déterminé. Hier à Toulouse, il a encore affirmé et insisté même sur l’axe fort de sa démarche, celui d’améliorer la reponse judiciaire. Dans son discours de clôture, le nouveau Procureur de la République citait Montesquieu. On pourrait justement lui destiner celle-ci du philosophe pour qui l’idéal de justice est une justice indépendante qui n’est pas divine:  » La justice consiste à mesurer la peine et la faute, et l’extrême justice est une injure ».

Laurent Conreur


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